Ouverture aujourd’hui du 12e salon de l’Automobile

Le marché entre grandes marques et kleenex

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Pas moins de 67 exposants, entre concessionnaires et importateurs automobiles, banques, sociétés d’assurances, prendront part à cette manifestation. Des véhicules, importés principalement du continent asiatique, sud-américain et même européen et ne répondant aucunement aux normes de sécurité et de qualité, continuent d’inonder le marché local.

C’est aujourd’hui, au Palais des expositions de la Safex, aux Pins maritimes, que sera donné le coup d’envoi de la douzième édition du Salon international de l’automobile d’Alger. Cette manifestation, qui se poursuivra jusqu’au 4 avril, verra la participation de pas moins de 67 exposants entre concessionnaires et importateurs automobiles, banques, sociétés d’assurances, revues et sites spécialisés. Il y aura également la Fédération algérienne des sports mécaniques ainsi que le ministère des Transports qui seront présents avec leurs stands respectifs. Etalée sur une superficie de 25 000 m2 d’espace d’exposition, cette manifestation, dont des nouveautés et des promotions sont annoncées à grands encarts publicitaires, spots radiophoniques et télévisuels, drainera à coup sûr la grande foule. C’est pour cette raison d’ailleurs que les responsables de la Safex, en coordination avec l’Association des concessionnaires automobiles (AC2A), ont convenu de consacrer la journée d’aujourd’hui uniquement aux professionnels et à la presse. « Cela permettra aux journalistes de travailler dans de bonnes conditions et aux exposants d’organiser des lancements et autres conférences de presse sans encombres », déclare Ali Ferrah, directeur de l’expansion commerciale à la Safex. Ce responsable ajoute que son organisme s’est déployé en conséquence afin que toutes les conditions d’accueil et d’organisation soient réunies pour que cette 12e édition soit un succès pour les participants. Une conférence de presse sera animée, ce matin à 10h, conjointement par le président de l’AC2A, Mohammed Bairi, assisté d’autres membres du bureau et des responsables de la Safex, afin de communiquer le bilan des activités de cette association ainsi que les perspectives pour cette année 2008. Le souhait de l’AC2A de consacrer ce salon uniquement aux véhicules de tourisme et aux utilitaires vient encore une fois d’être exaucé et ce, pour la deuxième année consécutive. Le salon des poids-lourds étant « décalé » pour le mois d’octobre. Côté nouveauté pour cette 12e édition, c’est le retour de la marque au losange au bercail après avoir boudé cette manifestation deux années consécutives. Le représentant algérien de la marque au losange présentera, à cette occasion, la nouvelle Laguna, la Dacia Sandero ainsi que la Megane Trophée, un bolide doté d’un moteur 3 litres de 350 ch. On annonce également l’arrivée du patron de Renault Formule 1 au stand pour ce vendredi.

La sécurité avant tout

Dans un marché en pleine évolution où pas moins de 200 000 véhicules ont été écoulés en 2007, les concessionnaires automobiles et autres importateurs sont appelés à mettre de l’ordre dans leur maison. A commencer par les normes de sécurité et de qualité que chacun est tenu de respecter. « Il n’y a pas plus important qu’une vie humaine », diront certains sauf que pour beaucoup d’autres concessionnaires, il n’y a pas plus important que le gain facile. En effet, des véhicules, importés du continent asiatique, sud-américains et même européens ne répondent aucunement aux normes de sécurité. Des automobiles dépourvues d’airbags, du système d’assistance au freinage et des zones de déformation en cas de choc continuent d’inonder le marché sans que le législateur n’intervienne. Certains véhicules proposés à la vente constituent de véritables dangers roulants puisqu’ils sont déjà en panne avant même leur commercialisation. On s’interroge sur la manière avec laquelle ces marques « saisonnières » ont été introduites dans le marché local. Autre couac auquel des milliers d’automobilistes sont confrontés, l’absence de la pièce de rechange chez certaines marques « kleenex », ce qui favorise la prolifération de la pièce contrefaite alors que la qualification des agents du SAV (s’il se trouve que ce concessionnaire possède des agents) pose un véritable problème. Des automobilistes livrés à eux-mêmes dans un parc automobile de plus de 4 millions de véhicules, les infrastructures routières n’ont pas suivi cette évolution anarchique. Quoi qu’il en soit, les pouvoirs publics semblent déterminés à assainir la profession et à mettre un terme à cette anarchie galopante (lire encadré) où le client est le seul perdant ; lui et peut-être toute sa famille.

source : http://www.elwatan.com/spip.php?page..._article=90323