«C’est un grand saut dans la modernité », a déclaré, l’air satisfait, M. Ali Tounsi, DG de la sûreté nationale, hier matin, à Hydra, lors de l’inauguration de la nouvelle académie des techniques d’information de la police, en présence des hauts cadres de son institution.
Entrant dans le cadre de la modernisation et du développement des moyens et des méthodes de travail de la police, cette nouvelle infrastructure de 130 places pédagogiques, implantée au niveau du centre d’application technique de la sûreté nationale d’Hydra, assure la formation et la certification des formateurs et des administrateurs des systèmes, réseaux et sécurité informatiques ainsi que la formation et la certification des gestionnaires de bases de données et des développeurs de logiciels. La formation qui est assurée par des ingénieurs et spécialistes algériens dure de 15 jours à 6 mois, tandis que la certification se fait dans le cadre des conventions passées avec les éditeurs, notamment Microsoft.
Pour renforcer davantage le système de formation et de perfectionnement des personnels de la sûreté nationale à distance, 8 salles fixes et 9 mobiles ont été mises en place au niveau des principales régions du pays, a-t-on appris sur les lieux.
A l’issue de sa visite guidée des salles de cours et des équipements modernes y installés, les responsables de l’académie ont fait état du déploiement de 8.000 PC à travers le territoire national dont 1.700 dans la capitale. Le DG de la sûreté nationale n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction vis-à-vis de l’œuvre gigantesque d’équipement de la police et de modernisation de ses méthodes de travail, en rappelant notamment l’acquisition d’un microscope à balayage laser, des laboratoires d’ADN, de balistique et d’empreintes digitales, etc.. Il a ajouté que cette académie des techniques de l’information et de la communication constitue un grand saut dans la modernité pour la sûreté nationale, en ce sens qu’elle permettra aux divers personnels du secteur d’acquérir une formation de qualité en informatique, leur permettant d’accomplir leur travail correctement et, partant, d’être au diapason des méthodes et techniques modernes utilisées aujourd’hui de par le monde.
Dans ce contexte, M. Daâs Omar, sous-directeur des moyens informatiques de la DGSN, a déclaré que beaucoup d’officiers de police sont capables d’assurer le traitement automatique de l’information, avant d’ajouter que la police dispose maintenant de moyens nécessaires pour interroger les bases de données en temps réel. Cette opération pilote est appelée à se généraliser, indique le même responsable informatique, en précisant à l’attention de la presse qu’il est très difficile de parler de sécurité informatique sans évaluation des risques. Ceci dit, tout en participant activement à la lutte antiterroriste, conformément aux lois et conventions, la sûreté nationale est prête à s’engager dans la lutte contre la cybercriminalité, dès que la loi algérienne sur la cybercriminalité sera adoptée et mise en œuvre.
Mourad A.