Algérie : les entreprises nationales grandes perdantes du plan de relance économique

Par sonia lyes le 17/04/2008 à 16:30

A une année de la fin du second mandat du président Bo^^^^^ika, l'heure des bilans a sonné. Le plan de relance économique de 150 milliards de dollars est quasiment épuisé, avec le lancement de la majorité des projets programmés par le gouvernement. Quelles sont les entreprises qui ont profité des pétrodollars algériens ?

La Chine, l'Espagne, la France, l'Italie, la Russie et les Etats-Unis : ce sont les six pays qui ont profité de la manne pétrolière algérienne depuis 2004. Les Chinois ont eu la part du lion dans le bâtiment (logements location-vente financés en partie par l'Etat), les travaux publics (réalisation des 450 kilomètres de l'autoroute est-ouest) et les chemins de fer. Les entreprises espagnoles ont raflé la mise dans le dessalement de l'eau de mer et ont eu d'importants contrats dans les travaux publics (construction de la deuxième rocade d'Alger) et les chemins de fer. La France demeure le premier fournisseur de l'Algérie et ses entreprises sont largement en tête dans les services (gestion de l'aéroport d'Alger et des eaux de la capitale, etc). L'Italie a eu des contrats dans l'hydraulique et les travaux publics. Les entreprises italiennes profitent de la reconnaissance du gouvernement algérien sur leur présence en Algérie durant les années 1990 malgré le terrorisme. Les Etats-Unis et la Russie dominent deux secteurs stratégiques : les hydrocarbures et l'armement.

Soucieux de mieux répartir le grand gâteau que représente le plan de soutien à la croissance économique de 150 milliards de dollars lancé en 2005, le gouvernement a même modifié le code des marchés publics pour permettre à des entreprises d'un pays de décrocher des contrats juteux. Exemple : le tramway de Constantine a été réservé et attribué à des sociétés de droit Italien, celui d'Oran à des entreprises basées en Espagne et le tramway d'Alger a été réservé aux Français.

Les sociétés nationales n'ont eu que des miettes. Aucun grand projet n'a été attribué aux entreprises algériennes qui se contentent de faire de la sous-traitance pour le compte des groupes étrangers. Le plan de relance économique n'a pas réussi à doter le pays d'entreprises capables de réaliser des infrastructures de base ou même des bâtiments. L'Algérie restera encore dépendante et pour de nombreuses années de l'étranger en matière de construction et de savoir-faire.

source : http://www.toutsurlalgerie.com/contenu.php?id=3257