Les remous qui secouent Mobilis ont déstabilisé l’entreprise alors qu’elle est confrontée à une rude concurrence sur le marché de la téléphonie mobile.


La 19e édition du Salon international de l’informatique, de la bureautique et de la communication (Sicom) s’est ouverte jeudi dernier à la Safex. Une manifestation qui attire un public constitué de jeunes passionnés de virtuel et de TIC. En consommateurs avertis, ils sont à l’affût de véritables nouveautés dans un contexte d’évolution rapide des moyens techniques de traitement et de diffusion de l’information, d’accroissement spectaculaire des besoins d’accès à Internet pour les entreprises, les administrations et les citoyens et de multiplication des sociétés spécialisées dans l’informatique.

Parmi les déclarations de Hamid Bessalah, ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, reprise d’ailleurs par l’APS, la démission de Azouaou Mehemel, directeur général par intérim de Mobilis, l’opérateur public de téléphonie mobile, est assimilé à « un départ suite à sa demande », ajoutant qu’« un nouveau DG sera nommé ultérieurement. Mobilis est une entreprise qui nécessite une gouvernance particulière. Le nouveau DG répondra aux exigences et critères requis pour le poste ». Ces déclarations sont-elles officielles ou des affirmations qui n’engagent que le ministre lui-même ?

Selon nos sources, Azouaou Mehemel, exerçe ses fonctions le plus normalement du monde. Il a été soutenu par les plus hautes sphères décisionnelles de l’Etat qui lui ont demandé de rester à son poste malgré son désir de partir car, a-t-il confié à son entourage, « je n’ai pas les coudées franches » pour redresser la situation de l’entreprise, de plus en plus périlleuse dans un marché de téléphonie mobile très concurrentiel. Sihem Djenouhet, sous-directrice commerciale de l’opérateur et fille de Salah Djenouhet, n°2 de l’UGTA et membre du conseil national du RND, qui a refusé sa mutation, a été récupérée par Algérie Télécom. Deuxième déclaration du ministre : « Il est "inacceptable" de continuer à fonctionner avec une ADSL à bas débit alors qu’Algérie Télécom doit atteindre l’objectif de 6 millions de citoyens connectés à Internet avec un débit de 20 mégas » dans les prochaines années.

Cette remarque semble s’adresser au premier responsable de l’opérateur historique, une manière de mettre la balle dans son camp et de dégager sa propre responsabilité. Or, au rythme actuel, l’objectif ne sera pas atteint car si Algérie Télécom a signé un contrat de performance avec l’Etat, les budgets pour concrétiser les projets tardent à venir. Quand à e-Algérie 2013, le Conseil national économique et social (CNES) qui a remis son rapport publié dans le Journal officiel n°54 du 16 septembre 2009, a scellé son sort : « L’horizon des cinq années projetées pour réaliser un projet aussi ambitieux semble difficile à respecter compte tenu de l’intensité des contraintes identifiées dans le document. »





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