L’aperçu de nos activités, en particulier des données du téléphone mobile, attire à la fois les universitaires et les chercheurs de l’industrie et nous n’avons pas encore beaucoup de serveurs et d’applications. L’Algérie devrait se pencher sur un organisme de type « informatique et liberté ».
Les opérateurs de téléphonie mobile constatent qu’ils sont assis sur une mine d’or : les enregistrements d’appels de leurs abonnés. Aujourd’hui, chez nous, ce ne sont pas les chercheurs dans les universités mais beaucoup plus les employés des opérateurs mobiles qui travaillent avec les grandes bases de données récoltées. En effet, grâce à ces immenses bases de données, on peut faire un profiling de plus en plus précis et fin : où et quand on fait des appels, les SMS qui sont passés et reçus. Ses informations peuvent montrer les habitudes des consommateurs, leurs déplacements et même les tendances sociales importantes. « Parce que les téléphones mobiles sont devenus omniprésents, et si on ajoute une exploitation informatique des données qu’ils génèrent, on peut vraiment révolutionner l’étude du comportement humain », nous explique un sociologue.

Lire la suite ...