5 000 Algériens retournent annuellement en Algérie depuis 2001
«L’argent transféré par les émigrés dépasse l’aide au développement et les IDE»

Cliquer ici pour agrandirDans une communication portant sur «la gestion algérienne de la migration internationale ; stratégie nouvelle en perspective» M. Mouhamed Saib Musette, chercheur au Cread, a critiqué l’absence de données sur la communauté algérienne établie à l’étranger par le ministère des Affaires étrangères algériens, notamment en matière de statistiques et de situation. Ce chercheur qui a fait un travail de recherche sur les caractéristiques de l’émigration algériennes et sa gestion par l’Algérie, a indiqué que 5 000 Algériens rentrent définitivement en Algérie chaque année depuis 2001 jusqu’à 2006, sans accompagnement de la part des pouvoirs publics, alors que 25 000 Algériens partent annuellement en France et 2000 salariés retournent au pays. Notons que 90 % des émigrés algériens sont installés dans ce pays. Pour ce qui est des transferts d’argent, il a indiqué que l’argent transféré par les émigrés algériens vers l’Algérie a augmenté depuis 5 ans et dépasse l’aide au développement et les IDE, notant que ces transferts ne sont pas faits à travers les banques à cause du manque de confiance. S’agissant du phénomène des harraga, il a révélé que ce phénomène n’est pas nouveau, puisque selon les statistiques recueillis auprès de la police espagnole, il date de15 ans, soit 1991, précisant qu’il y a 160 mineurs algériens dans la ville de Marseille. Enfin, le chercheur n’a pas manqué d’appeler à mieux connaître la migration algérienne dans tous ses aspects, capitaliser la gestion et l’expérience nationale avec l’expérience internationale, créer un cadre de concertation intersectoriel, puisque la gestion actuelle est multiforme, et enfin créer un observatoire. Pour sa part, M. Goualmi, ex-ambassadeur d’Algérie en France, a évoqué les enjeux de l’émigration par rapport à la protection et la défense de l’histoire algérienne face à la guerre médiatique menée par quelques médias français. A ce titre, il a donné l’exemple cité par une chaîne de télévision française qui a présumé que 150 000 harkis ont été massacrés par le FLN. Ce qui est «faut» puisque, selon lui, il n’y a pas ce nombre de harkis. Notons que les enfants de ces derniers ont exprimé leur engagement à demander des excuses au peuple algériens sur ce qui a été commis par leurs parents.
N. C.

source : http://www.lemaghrebdz.com/lire.php?id=10748