Nouveau rebondissement dans le dossier Djezzy. Confiée au cabinet algérien Hadj Ali, l’opération d’évaluation financière de l’opérateur en vue de son rachat par l’Etat algérien, a été suspendue, rapporte, dimanche 3 octobre, le journal Ennahar. Ce dernier, qui cite des sources gouvernementales, affirme que l’arrêt du processus d’évaluation de Djezzy est une décision du président de la république. Ce dernier, ajoute Ennahar, «^a refusé d’approuver^» le marché conclu à l’amiable, le 23 août dernier, entre le gouvernement et le cabinet Hadj Ali.
«Le refus du président de la république du bureau d’expertise financière pour mener l’opération d’évaluation n’est pas à cause du montant exigé par le bureau et qui est de 70 milliards de centimes, soit l’équivalent de 7 millions d’Euros, mais aussi pour d’autres considérations», précise Ennahar.
En fait, cette information confirme que l’option d’un rachat de Djezzy par l’Etat algérien devrait être abandonnée. Comme nous l’écrivions hier , c’est l’opérateur russe^Vimpelcom qui devrait récupérer les actifs algériens d’Orascom Telecom dans le cadre d’une transaction globale portant sur toutes les entités détenues par l’homme d’affaires Naguib Sawiris en Afrique et en Europe. En échange de ce feu vert, Alger espère avancer sur plusieurs dossiers stratégiques et militaires avec Moscou.
Après plusieurs mois de bras de fer avec Orascom Telecom, les autorités algériennes ont atteint leur principal objectif: envoyer un signal fort aux investisseurs étrangers sur l’intransigeance de l’état. Cet objectif est en grande partie atteint.

^

Par ailleurs, le titre de l’opérateur Orascom Telecom a bondi de près de 5% dimanche à la Bourse du Caire. Les investisseurs ont réagi favorablement à la perspective d’un accord entre l’opérateur égyptien et le russe Vimpelcom. Vimpelcom est en discussions avec Naguib Sawiris en vue du rachat de Wind, le troisième opérateur mobile italien et d'une participation de 51% dans Orascom Telecom présent dans plusieurs pays émergents dont l’Algérie mais aussi en Grèce. Ces transactions représenteraient au total 6,5 milliards de dollars. Les pourparlers ont été compliqués par le gouvernement algérien, qui dit avoir le droit de refuser toute opération capitalistique concernant Djezzy, la filiale algérienne d'Orascom Telecom.

Une visite du président russe prévue en Algérie cette semaine a suscité l'espoir de voir ce point de friction résolu, expliquent les courtiers. « Nous attendons la position d'Alger sur Orascom Telecom. Si le dossier Djezzy est réglé, alors Orascom sera vendu », a déclaré Hashem Ghoneim, vice-président de Pyramids Capital cité par Reuters. Comme nous l’avions indiqué hier, l’Algérie devrait autoriser la vente de Djezzy aux Russes en échange d’une avancée sur plusieurs dossiers stratégiques dont^la vente d'un système antibrouillage à l’armée nationale.


source tsa-algerie




Lire la suite ...