Elle connaît une croissance jugée appréciable depuis 2000
“L’Algérie première économie d’Afrique du Nord”

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Notre pays se classe en troisième position en Afrique.

Dans un document de la DREE, élaboré en collaboration avec le bureau CMS Francis Lefebvre, intitulé S’implanter en Algérie, il est souligné que l’Algérie est la 50e économie dans le monde, la troisième en Afrique derrière l’Afrique du Sud et le Nigeria, la première en Afrique du Nord devant l’Égypte. “Après une phase d’expansion économique sans précédent depuis le début de la décennie 2000, l’Algérie occupe une place prépondérante au sein des marchés dits émergents”, lit-on dans un texte introductif à la publication. L’embellie financière depuis 2000, grâce à la flambée des prix du pétrole, lui permet de poursuivre et d’accélérer la modernisation de ses infrastructures. “L’accroissement de la rente pétrolière depuis le début de la décennie 2000 permet à l’Algérie d’appréhender dans les meilleures conditions le défi qui est celui des pouvoirs publics d’accompagner et d’accentuer le rythme de modernisation de l’économie nationale”. Elle mobilise du reste 155 milliards de dollars durant cinq ans au titre du plan de relance bis. Le document évoque son important potentiel “Avec une croissance soutenue et une population très jeune (51% ont moins de 25 ans), le marché interne présente des potentialités parmi les plus élevés de la Méditerranée. Les tendances actuelles contribuent à l’émergence de classes moyennes et du secteur privé, renforçant l’accroissement de la demande interne comme des importations.” Ce texte optimiste, daté d’avril, intervient dans un contexte d’augmentation des investissements étrangers, plus accentuée au cours des prochaines années. Une tendance notée par plusieurs analystes.

Citons trois méga-projets sidérurgiques à Jijel et Oran, ceux de la pétrochimie, du dessalement d’eau, de production d’aluminium, de cimenteries. Citons également les investissements des pays du Golfe dans le tourisme et l’immobilier. En dépit de perspectives de flux d’investissements plus important, l’Algérie ne réalise pas encore son énorme potentiel. Des difficultés persistent. Elles se situent dans l’accès au foncier, l’accompagnement des banques, et les procédures. Bien que des progrès aient été enregistrés sur ces points, reconnaissons-le Ce qui est sûr, c’est qu’en dépit d’un climat d’affaires à améliorer, les investissements en Algérie peuvent assurer une forte profitabilité. Les futurs projets bénéficieront, du reste, des avantages liés à des infrastructures plus modernes, une énergie à moindre coût.

Il s’agit, néanmoins, d’orienter ces investissements vers les besoins de l’économie nationale. De prioriser les investissements industriels aux investissements rentiers. Il convient également d’accorder une grande place aux investisseurs locaux, si on veut être en phase avec les objectifs de la stratégie industrielle qui vise, entres autres, à l’émergence de champions nationaux. Ces derniers grâce au partenariat pourront non seulement soutenir la concurrence locale mais intervenir sur les marchés internationaux et augmenter ainsi les exportations hors hydrocarbures. Si le chemin est tout tracé, les pouvoirs publics restent quand même lents à mettre en œuvre cette nouvelle politique.

source : http://www.liberte-algerie.com/edit....0Nord%E2%80%9D