Lundi 19 septembre à 22:36

Cliquer ici pour agrandir

L’opération de retrait du dossier préliminaire de candidature pour l’octroi d’une licence de téléphonie mobile troisième génération 3G a été lancée, hier, par l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications et ce, dans le cadre de l’introduction du haut débit mobile en Algérie.

Importante s’il en est, cette procédure devra aboutir, notamment à la mise en œuvre commerciale de ces licences au courant du premier trimestre 2012, tandis que leur octroi provisoire aura lieu le 23 octobre prochain. La date du retrait du dossier préliminaire est fixée entre le 19 et le 22 du mois courant, alors que le retrait du dossier d’appel à la concurrence aura lieu du 26 au 30 du même mois. La collecte des dossiers de candidature et les propositions des opérateurs mobiles, durant le mois prochain, avec pour date butoir le 7 octobre, tandis que l’octroi provisoire de ces licences est prévu le 23 octobre. Les trois opérateurs de téléphonie mobile seront notés en fonction des dossiers qu’ils auront présentés. Celui qui n’obtiendra pas les 1 000 points nécessaires sera exclu de la course. Certaines sources affirment que le prix d’une licence est fixé entre 10 et 15 millions de dollars.

Moussa Benhamadi, ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication a affirmé, récemment, que l’opérateur qui n’obtiendra pas le nombre de points nécessaires n’aura pas la licence. M. Benhamadi a souligné que le premier cahier des charges «fixe les conditions d’obtention de cette licence, notamment la technologie, l’encadrement nécessaire et les capacités d’investissement pour déployer et exploiter un réseau de téléphonie de troisième génération». Et d’ajouter : «Nous aspirons à réaliser un niveau de gestion électronique des transactions commerciales, en s’appuyant sur les technologies de la téléphonie mobile dans les opérations bancaires et les prestations». Selon le ministre, notre pays a opté pour la 3G au lieu de la 4G pour des raisons économiques. «C’est un problème de coût d’accès, nous ne voulions pas alourdir les charges des trois opérateurs, dont deux d’entre eux disposent déjà d’équipements 3G et pour qu’ils ne les répercutent pas sur l’utilisateur», a-t-il expliqué. La concrétisation de ce projet permettra à notre pays de franchir un nouveau pas dans le cadre de l’ouverture sur les technologies développées dans les domaines de l’information et de la communication, mais aussi de procéder à leur l’élargissement de leur utilisation dans les domaines des prestations et des transactions économiques et commerciales. C’est dire que le passage à la technologie de troisième génération est aussi un moyen de renforcement du marché des communications. Parce qu’elle permet un meilleur débit et la transmission de données, tels Internet, la télévision, la visiophonie ou le téléchargement de musique. Soulignons que la 3G a été adoptée par la majorité des pays occidentaux, asiatiques et du Moyen-Orient.

La téléphonie mobile dans notre pays, introduite il y a une vingtaine d’années, a connu une véritable explosion en termes de marché. Fini le temps qui, pour se procurer une puce ou un téléphone portable, relevait presque de l’impossible. Il fut un temps où le prix d’une puce dépassait les 20 000 DA. La généralisation de la téléphonie mobile s’est répercutée positivement sur les prix et le nombre d’utilisateurs.

En Algérie, il existe trois opérateurs (Mobilis, Djezzy, Nedjma). De fait, la licence 3G sera ouverte à ces trois opérateurs, selon le ministre algérien de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Moussa Benhamadi. Les données rendues publiques récemment par l’ARPT, convient-il de rappeler, révèlent que la téléphonie mobile dans notre pays comptait quelque 32.780.165 abonnés à la fin de l’année 2010, soit une hausse de 50.341 abonnés par rapport à 2009.

source