Le prix de Djezzy serait de 7 milliards de dollars selon le cabinet Sherman & Sterling LLP

Mardi 20 septembre à 13:46

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Le cabinet français, Sherman & Sterling LLP, aurait évalué à 7 milliards de dollars l’opérateur de téléphonie mobile, Orascom Télécom Algérie. La maison mère affirme ne pas avoir été destinataire de cette évaluation. Lundi 19 septembre le site Internet Mubasher.info indiquait que le cabinet Sherman & Sterling LLP aurait présenté son rapport d’évaluation aux autorités algériennes, citant un haut responsable d’Orascom Telecom Holding dont l’identité n’a pas été révélée.

Celui-ci estime en revanche que la maison-mère n’a pas toujours reçu le rapport d’évaluation, rappelant que les négociations entre les deux parties se sont arrêtées, aux lendemains des révoltes dans les pays d’Afrique du Nord.

Ce même responsable souligne qu’ OTH souhaite trouver une solution amicale au contentieux, d’autant plus que l’entreprise compte investir massivement dans la course pour l’obtention d’une licence 3G en Algérie.
Khaled Bishara, PDG d’OTH, a affirmé à Reuters que la compagnie n’a reçu aucune information officielle sur l’évaluation de l’opérateur Djezzy.

Cette évaluation s’approche de la transaction réalisée entre Orascom Télécom et l’opérateur sud-africain MTN et qui a été interrompu par le gouvernement algérien, lequel a fait valoir son droit de préemption.

C’est également le même montant exigé par Naguib Sawiris, ancien patron d’Orascom Telecom, avant que la compagnie ne passe entre les mains des russes Vimpelcom.
Le gouvernement algérien avant lancé en novembre 2010 un appel d’offres international afin d’être accompagné dans l’évaluation de Djezzy.

Trois mois plus tard, le cabinet-conseil Sherman & Sterling LLP a remporté l’appel d’offres pour un montant de 2,15 millions de dollars et a proposé un délai de 100 jours pour l’achèvement de cette évaluation.
Alors que les négociations sont bloquées, le bras de fer se poursuit entre OTH et le gouvernement algérien. Si Ahmed Ouyahia, le Premier ministre, réaffirmait récemment devant le parlement le droit légitime de l’Algérie de racheter Djezzy, la holding OTH dénonçait elle une « nationalisation déguisée ».

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