UPM, révision de la Constitution, relations algéro-françaises et Sahara occidental : extraits de l’Interview de M. Belkhadem au quotidien Le Monde

Par TSA le 18/06/2008 à 12:42

Présence du président Bo^^^^^ika au sommet de l’Union pour la Méditerranée :
«Je ne peux pas m’avancer mais le président Bo^^^^^ika nous a toujours habitués à être là quand l’Algérie doit être représentée à son plus haut niveau ». Vous démentez, par conséquent, les rumeurs selon lesquelles M. Bo^^^^^ika sera absent de ce sommet ? Interroge Le Monde. Réponse de M. Belkhadem : « Je dis qu’il n’est pas exclu que le président Bo^^^^^ika vienne à Paris pour ce sommet ».

Révision de la Constitution et troisième mandat :
« De mon point de vue, cette révision aura lieu, c’est une question de temps. Nous préconisons un régime présidentiel fort, ainsi qu’un approfondissement de la pratique démocratique. Ce verrou de deux mandats nous parait antidémocratique. C’est au peuple de décider s’il veut redonner sa confiance au président pour un troisième mandat. Nous sommes favorables à une élection présidentielle sans exclusion. A l’heure actuelle c’est le président qui souffre d’exclusion en raison de cette limitation à deux mandats ».

Une préférence pour la voie parlementaire pour amender la Constitution
« Un troisième mandat n’altérant pas l’équilibre des pouvoirs en Algérie, la voie parlementaire pourrait suffire ».

L’instauration du septennat et prolongation de deux ans du mandat de Bo^^^^^ika :
« Au FLN, nous ne sommes pas favorables à cette manière de faire. Soit on permet un mandat plein et entier, soit on ne le permet pas. Si on procède à un amendement de la Constitution, pourquoi se limiter à une prolongation de deux ans ? Mais soyons très clairs : nous sommes pour une élection pluraliste. Le peuple choisira entre plusieurs candidats. Le président Bo^^^^^ika n’est pas en train de réclamer un mandat à vie ».

Relations algéro-françaises :
« Celles-ci sont déjà très bonnes mais si nous voulons aboutir à un partenariat d’exception, il nous faut donner de la chair à ce partenariat. Nous souhaiterions, notamment, plus d’investissements français en Algérie, plus d’assistance technique, et plus de souplesse dans la circulation des personnes ».

Sahara occidental :
« La France a une position qui relève de sa seule souveraineté. Mais nous considérons que le pays des droits de l’homme ne peut pas tourner le dos au droit des peuples à l’autodétermination et encore moins à la légalité internationale ».

source : http://www.toutsurlalgerie.com/contenu.php?id=3893