Création d'une usine de fractionnement du sang
L'Algérie est en négociation avec des Français et des cubains

Cliquer ici pour agrandir"Le fractionnement du sang dans la médecine nécessite une technologie avancée et un savoir-faire très élevé, dont les pays sous-développés, ou en voie de développement ne disposent pas. Mais par contre ils l'importent. A cet égard, l'Algérie est en négociation avec des Cubains et des Français afin de pouvoir réaliser une usine de fractionnement du sang dans notre pays, mais cela est actuellement difficile", c'est du moins ce qu'a révélé, hier, le ministre de la Santé de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Amar Tou, lors d'une conférence portant sur l'évaluation du plan d'action national du sang 2006/2009, tenue, hier, au siège de son département. Cette rencontre entre dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale des donneurs de sang qui se tient chaque 14 juin. M. Amar Tou dira, à ce propos, que l'Etat a consacré une enveloppe de 170 milliards de centimes pour réaliser des projets dans le secteur du sang. Les donneurs de sang en Algérie sont à 80% des proches des malades, ce qui n'est pas sain et fortement déconseillé. Le reste représente les donneurs hors proches. "Notre objectif est de renverser ce pourcentage à l'avenir", estime le ministre. Il faut dire que la séparation du sang est réalisée en Algérie à hauteur de 73% à fin 2007, ce qui représente une évolution assez importante d'autant plus que ce taux n'était qu'à 50% en 2005.

L'objectif est d'arriver à 100% dans les quatre catégories d'ici 2009/2010, insiste le ministre de la Santé. Intervenant lors de cette rencontre, le Dr Kezzel Kamel, DG de l'Agence nationale du sang, a dressé un bilan dans un exposé sur l'activité des donneurs de sang en Algérie. L'activité transfusionnelle est assurée par les structures de transfusion sanguine actuellement au nombre de 179. Le nombre de dons de sang à l'échelle nationale a atteint, en 2007, 367 887 soit une moyenne de 10,81 dons pour 1000 habitants avec un taux d'évolution de 10% par rapport à l'année 2006. La moitié des dons, 51%, provient de donneurs familiaux, le reste de donneurs réguliers 23%, et donneurs occasionnels 26%. Au niveau national au premier semestre 2008 , 90% du sang collecté est séparé, le taux de production est de 67% pour les concentrés de globules rouges, 30% pour les plasma frais congelés et 20% pour les concentrés de plaquettes. Afin d'arriver à satisfaire les besoins thérapeutiques en sang, tout en assurant une sécurité transfusionnelle optimale, des actions sont menées dans le cadre du programme national à l'horizon 2009, avec une organisation réglementaire et technique. Promouvoir le don de sang, réduire les dons faits par des donneurs familiaux, augmenter les dons de 10% par an, développer la collecte mobile, atteindre 60% sont les objectifs tracés. Il s'agit, aussi, de mettre en place un programme national d'assurance-qualité opérationnel au niveau des 48 wilayas, de développer le don de plasma par aphérèse, développement des ressources humaines et formation des personnels de la transfusion. Le programme du ministère de la Santé prévoit également la formation de 35 médecins dans le cadre du Certificat d'études spécialisées (CES) et le renforcement des structures de transfusion sanguine en véhicules de collecte et de transport sanguin ainsi qu'en équipement. Actuellement, 29 véhicules de collecte de sang, dont 10 affectés dans le cadre du présent programme, sont répartis à travers 19 wilayas. L'objectif est d'arriver à avoir au moins un véhicule de collecte pour chaque wilaya. Le programme prévoit aussi la mise en œuvre prochainement de 12 nouveaux centres dans différentes wilayas et la création d'un laboratoire national de référence du sang qui sera opérationnel en septembre 2009, ainsi que d'autres projets. A signaler que le coût global de la réalisation du programme est de 1672 000 000 DA et dont, 80 000 000 DA sont destinés pour le réseau informatique.

source : http://www.lemaghrebdz.com/lire.php?id=11163