Un nouveau supercalculateur français s'apprête à prendre place dans le classement mondial des superordinateurs : le Curie développé par Bull et le CEA.

Alors que les regards se tournent vers le supercalculateur Tera 100, qui est le plus puissant en Europe, fait partie des dix plus puissants dans le monde et sert à des fins militaires ( pour simuler l’arme atomique notamment ), un autre ne cesse de monter en puissance ces temps-ci, au point qu’il devrait bientôt lui voler la vedette.
Lui aussi mis au point par la société Bull et le Comité à l’Énergie Atomatique, ce supercalculateur est opérationnel depuis quelques mois sur le site de Bruyères-le-Châtel, en région parisienne, et répond au nom de Curie, en hommage à Pierre et Marie Curie, qui ont largement participé à la recherche dans le domaine de la radioactivité.
Il est dédié à des usages civils, servant notamment dans les domaines de la chimie, de la climatologie et de la médecine.
Avec une puissance de 1,3 Pétaflops ( un petaflop équivaut, pour mémoire, à un million de milliards de calculs à la seconde ), celui-ci devrait, au mois de juin prochain, se positionner en haut du TOP500, le classement mondial des superordinateurs remis à jour deux fois par an ( juin et novembre ).
Que de chemin parcouru au cours des dernières décennies, quand on sait qu’en 1981, le supercalculateur d’origine américaine entre les mains du CEA avait une puissance équivalente à celle de l’ordinateur portable actuel de Monsieur Tout-le-monde.
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Le Superordinateur Curie ( cliquer pour agrandir )