Lire dans les pensées est un rêve humain, vieux de millénaires. Qui n'a jamais voulu connaître les paroles prononcées dans le cerveau d'autrui ? Ce n'est désormais plus une utopie, les recherches avancent dans le bon sens.

Lire dans les pensées des autres, ce n'est pas uniquement superficiel, ce n'est pas uniquement savoir ce que l'autre pense de vous. Pouvoir lire les pensées des autres, c'est aussi pouvoir communiquer avec des personnes malades, enfermés, qui n'ont plus aucun accès à la communication, quelle qu'elle soit. Aussi, les recherches sur le cerveau dans ce secteur sont loin d'être inutiles et ce sont les malades, notamment ceux atteints de la maladie de Charcot, qui en seront les premiers bénéficiaires. Imaginez alors leur bonheur que de pouvoir, de nouveau, avoir un échange avec les autres...
La neurologie s'est un peu plus laissée dompter par les chercheurs américains de Berkeley qui, en posant différents capteurs sur la tête de patients atteints d'épilepsie, ont réussi à sortir des sons de leur cerveau. En captant différents signaux électriques produits par une zone particulière du cerveau, celle où se situe le système auditif, et en les envoyant à un ordinateur, ce dernier a pu les traiter de façon à retranscrire des sons.
Cliquer ici pour agrandirEn pratique, des mots et des phrases ont été diffusés à ces patients et les chercheurs ont au même moment enregistré l'action de la zone frontale du cerveau. Le résultat est éloquent puisque, après le transfert sur ordinateur et un savant calcul de la machine, des sons en sont sortis, des sons assez clairs pour être identifiés en tant que mots.
Cette étape est un nouveau pas dans la compréhension du cerveau. Si les chercheurs arrivent à découvrir que la zone d'enregistrement d'un mot et la pensée intérieure du mot est la même, une avancée fondamentale sera alors révélée. Au risque et péril de l'humanité en revanche. Car si le caractère scientifique à dessin des personnes souffrant d'enfermement est louable, on ne sait si la pratique ne connaîtra pas quelques dérives. Dans les deux cas, l'espoir pour les malades est là.