Allain Jules, l’homme qui a «tué » le président Bo^^^^^ika avec une rumeur, s’explique sur DNA


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Le journaliste Allain Jules

La rumeur qu’il a balancée le 7 septembre aura provoqué un séisme médiatique en Algérie : Le président Abdelaziz Bo^^^^^ika serait décédé en Suisse, écrit le journaliste Allain Jules sur son blog. Reprise d’abord sur les réseaux sociaux, puis par des sites algériens, la rumeur sur la mort supposée du chef de l’Etat continue de provoquer des réactions en chaîne. D’autant plus que deux jours après, les supputations continuent. Elles continuent encore davantage que la communication officielle autour de la santé du président, voire de sa présence en Algérie, fait défaut.
A DNA, nous avions délibérément choisi de ne pas traiter cette rumeur en tant que telle et tout le ramdam né autour de celle-ci. Mais dès lors que la presse continue d’en parler, d’éditorialiser, de s’interroger sur l’absence de communication officielle, nous avons donc décidé de donner la parole à la seule personne qui n’a pas été interrogée jusque là : Allain Jules, l’auteur de la rumeur qui a « tué » le chef de l’Etat algérien.
Ce journaliste qui se revendique comme polémique, qui a déjà fait parler de lui notamment lors du conflit libyen en diffusant de "faux scoops", s’explique.

DNA : Comment est partie cette rumeur sur la fausse mort du président Bo^^^^^ika?

Allain Jules : Vous parlez de « rumeur » sur la fausse mort du président algérien ? La présidence de la République a-t-elle démenti ? Nous attendons de le voir en personne le 11 septembre prochain, d'après un message que nous avons reçu, quand il recevra le premier ministre du Qatar. Ainsi, nous ferons une ellipse et présenterons à nos lecteurs des excuses. Mais, sachez une chose, en tant que croyant, je ne peux souhaiter la mort d'une personne.

Aviez-vous tenté de vérifier cette information auprès des responsables algériens? Si oui auprès de qui et que vous a-t-ont-ils répondu ?

Oui mais, permettez-moi de ne pas vous donner les noms des personnes que nous avons contactées, mon confrère et moi, qui s'avère être un Libanais bien introduit dans les hautes sphères de l'administration algérienne. Les responsables algériens, pas moins de 5, nos téléphones portables peuvent être vérifiés en ce sens-là pour faire foi, nous ont presque répondu « nous ne savons pas », à la question de savoir si Abdelaziz Bo^^^^^ika était en Algérie ou à l'étranger.

Dans votre article, vous citiez des « sources médicales » en Suisse. Or plus tard, vous expliquiez que l'info repose sur un seul coup de fil. C'est tout de même léger comme source d'information pour un sujet aussi sensible que la santé et la mort d’un chef d’État.

Je sais. Mais, quelle est la personne qui était à l'autre bout du fil ? Loin du mystère et boules de gomme, c'est une personne bien introduite dans la sphère politique algérienne Et surtout crédible. Mais, de là à dire que ce sont des paroles d'évangiles, je ne m’aventurerai pas sur ce terrain. Je crois quand même que diffuser une rumeur au conditionnel fait partie de la prudence. Si certains esprits chagrins ne l'ont pas compris, je suis désolé. Je n'affirme donc rien.

On vous accuse d'avoir propagé une information, d'avoir « tué » Bo^^^^^ika, sans l'avoir vérifié et recoupé. Pensez-vous avec commis une bourde.

Vous croyez à cette fable ? Mon site fait 25 000 personnes en moyenne par jour, avec parfois des piques à 50 000. Est ce suffisant pour qu'on m'accuse d'avoir inondé des millions de personnes ? Ça n'est pas sérieux. Non, aucune bourde, à moins que je n'ai inventé la rumeur. Encore une fois, il serait prudent d'attendre. Plus de 30 personnes ont été contactées, dans l'administration, dans l'armée etc. J'écrirai au président algérien, pour m'excuser.
Aviez-vous été contacté plus tard par des responsables algériens ?

Oui, sous le coup de l'anonymat, nous avons reçu un démenti. Je n'en dirai pas plus.

Vous vous réjouissez que les audiences de votre blog aient explosé. Vous dites même que l'Algérie « vous porte bonheur ». Cherchez-vous la gloire? La renommée? Faire le buzz? Susciter la polémique?

J'ai lu ça. Il n'en est rien. Certains se permettent d'entrer par effraction dans ma petite tête. J'ai parlé des fréquentations parce que j'ai été surpris de voir des gens s'enflammer pour une brève écrite au CON-DI-TION-NEL. Non, je ne cherche ni la renommée ni le buzz, encore moins la polémique, même comme je me revendique et me réclame comme polémiste décomplexé. Si je voulais la gloire et tutti quanti, croyez-vous que j'allais voguer à contre-courant ? Au contraire, je n'allais jamais défendre ceux que le monde entier vilipende par des médias dont les journalistes ont baissé leur froc pour un plat de lentilles. Ce n'est pas mon genre.


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