TRAFIC DE CÂBLES ÉLECTRIQUES ET DE CUIVRE


Graves incidences sur les télécoms et l’électricité

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Le citoyen subit de plein fouet les actes de vol des câbles. Sauvagement arrachés, des milliers de mètres sont conditionnés dans des palettes avant d’être bradés sous d’autres cieux.

Le trafic de câble électrique et de cuivre a connu, en 2012, une hausse vertigineuse, voire inquiétante par rapport aux années précédentes. En huit mois seulement, les services de la Gendarmerie nationale ont traité 364 affaires et procédé à l’arrestation de 196 individus, impliqués dans ce trafic qui continue de faire des ravages à l’économie nationale. Le décompte rendu public par la cellule de communication de la GN fait ressortir le vol de 60 000 mètres, soit 14,5 tonnes de câble électrique et 25 525 autres mètres de câble téléphonique, soit près de 6 tonnes de marchandise.
Le même bilan fait référence au vol de 4,3 tonnes de cuivre à l’état brut. Il est vrai que les mêmes services ont réussi à récupérer plus de 5 tonnes de ces câbles volés, mais le préjudice est là, notamment dans les wilayas d’Oran, de Tizi Ouzou et de Béjaïa. “Nous avons un plan spécifique de surveillance générale et relatif à la prévention contre le vol des câbles et du cuivre. Nous avons multiplié les patrouilles, mais nous avons également des unités chargées de la répression contre ces réseaux qui portent de graves préjudices à l’économie nationale”, explique le même document en notre possession. Cette hausse de trafic s’explique notamment par la multiplication des réseaux mafieux, nés au lendemain de l’interdiction d’exportation de déchets ferreux et non ferreux, une décision qui remonte à 2009.
D’ailleurs, comme le montre le tableau récapitulatif des affaires traitées par la GN, aucune wilaya n’est épargnée par ces actes de vol et de vandalisme qui relèvent, par ailleurs, de la destruction des biens publics.
En ce sens, relève la GN, Algérie Télécom et Sonelgaz sont les deux sociétés les plus touchées par cet état de fait. Et par ricochet, le consommateur, dont les foyers, les administrations et les entreprises, sont privés de l’accès à la téléphonie, l’énergie électrique et à Internet en raison des brusques et longues coupures. C’est dire le manque à gagner pour ces entreprises et le citoyen qui ignore souvent les origines de ces trafics. Des trafics qui profitent à l’industrie du textile et aux autres fabriques tant au Maroc, en Tunisie qu’en Europe.


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