La fréquence 4G la plus utilisée dans le monde ne l'est pas en France


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La bande de fréquences 1800 MHz est la plus utilisée dans le monde par les réseaux mobiles 4G. En France, sa réaffectation au haut débit fait encore débat.

La bande de fréquences la plus répandue dans les réseaux cellulaires 4G déjà déployés dans le monde n'est pour l'instant toujours pas ouverte en France. Les fréquences 1800 MHz, selon l'association GSMA qui regroupe les principaux fournisseurs d'équipements télécoms, seraient utilisées dans 37 % des 113 réseaux mobiles 4G déployés ou en cours de déploiement dans le monde. Dans la plupart des cas, ces fréquences, initialement utilisée pour des services 2G (voix et SMS), ont été réaffectées pour les réseaux mobiles 4G à très haut débit.
Précisément, 42 opérateurs ont lancé des services 4G utilisant ces fréquences 1800 MHz et ce dans 29 pays sur quatre des cinq continents, à l'exception des Amériques (du Nord et du Sud). En Europe, les républiques tchèque et slovaque, les trois pays baltes, la Hongrie, la Pologne, le Danemark, la Finlande, la Slovénie, le Portugal. C'est le cas aussi de l'Allemagne et du Royaume-Uni, deux des principaux marchés de la téléphonie mobile sur le Vieux continent.

Une décision en France prévue au début 2013
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Au Royaume-Uni, cette réaffectation décidée à la fin de l'été 2012, a permis à l'opérateur Everything Everywhere, de lancer son réseau 4G avant même les opérateurs français, titulaires d'une licence 4G depuis 2012.
C'est, précisément, cette réaffectation aux réseaux 4G, des fréquences 1800 MHz qui fait l'objet d'un intense débat en France entre les opérateurs et le gouvernement. Orange, mais surtout SFR, craignent que Bouygues Télécom, qui détient beaucoup de ces fréquences, et Free, qui pourrait en bénéficier au nom de l'équité puisqu'il en est dépourvu, soient les grands gagnants de cette ouverture.

La balle est dans le camp du gouvernement et de l'Arcep qui étudient conjointement dans quelle mesure une ouverture prochaine pourrait être compatible avec bon fonctionnement du secteur. Ces travaux déboucheront début 2013 sur l’établissement d’un calendrier et la fixation d’un niveau de redevances à payer par les opérateurs, mais à quel niveau seront-elles fixées ?

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