Ahmed Ouyahia, Clint Eastwood et l’application de la peine de mort

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L’ancien Premier ministre et actuel patron du RND (Rassemblement national démocratique), Ahmed Ouyahia, préconise à nouveau l’application de la peine de mort en Algérie. Au cours d'un meeting électoral tenu vendredi 23 novembre à Tizi Ouzou, en Kabylie, M. Ouyahia indique que son parti y est favorable dans trois cas. En 2004, il était favorable à son abolition par principe avant de changer d’avis.

« Le RND est pour l’application de la peine de mort dans trois cas, explique-il. Le premier cas concerne ceux qui enlèvent des personnes pour exiger des rançons, le deuxième concerne les vendeurs d’importantes quantités de drogue et de stupéfiants et le dernier concerne ceux qui volent l’argent de l’Etat qui appartient au peuple. »
Les propos de l’ex-Premier ministre, viré du gouvernement en septembre dernier, étaient bien sûr de circonstance dans cette région d’Algérie qui souffre du phénomène des enlèvements visant depuis 2005 industriels, hommes d’affaires et gosses de riches.
Le code pénal algérien prévoit la peine capitale notamment pour trahison, espionnage, homicide, actes de torture ou de cruauté, viol d'enfants, vol aggravé et actes terroristes.
Un moratoire sur l’exécution des peines de mort a été décrété depuis octobre 1993 date à laquelle sept terroristes auteurs de l’attentat à l’aéroport d’Alger ont été passés par les armes.
Bien que des centaines de peines capitales aient été prononcées depuis cette année-là, l’Algérie a toujours refusé d’abolir la peine de mort.


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