Le calvaire des habitants d’El Djamila (Aïn Benian)


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Les habitants de la cité des 109 Logements, El Djamila, à Aïn Benian, ne savent plus à quel saint se vouer.

Les réclamations pour le rétablissement des lignes téléphoniques, coupées depuis une vingtaine de jours, est devenu la préoccupation quotidienne des habitants du quartier. Mais en vain. Le centre de réclamations de Aïn Benian, situé au siège de l’ancienne poste de la ville, est assailli tous les jours par les riverains. Derrière le guichet, une seule personne qui ne donne qu’une seule réponse : «Il faut attendre, on n’a pas que ça à faire, ne venez pas nous montrer notre travail.» L’on se demande alors de quel travail il parle ? Il suffit qu’une goutte de pluie tombe et ce sont toutes les lignes qui sont coupées, et pour les rétablir, c’est le parcours du combattant.

Les gens, des personnes âgées, se font même insulter par les agents d’Algérie Télécom. «ça se voit que vous n’avez que ça à faire, occupez-vous d’autre chose, les personnes de votre âge sont fi lhadj», a osé répondre l’agent qui s’occupe des réclamations au niveau du centre de Aïn Benian. A qui le citoyen venu s’acquitter de ses factures doit-il se plaindre dans de pareille situation ? Il faut savoir que l’opérateur qui reçoit pour le service Internet un paiement forfaitaire n’indemnise pas les utilisateurs privés de cet outil depuis vingt jours.

Les multiples plaintes au sujet des factures qui n’arrivent jamais à domicile n’aboutissent jamais. Pourtant, c’est un service que le client paie. Au niveau de l’agence Actel de Chéraga, les agents n’ont, eux aussi, qu’une seule réponse à donner : «Signalez et attendez.» Pourtant, on peut lire sur les affiches publicitaires : «Algérie télécom, le meilleure choix». Mais le respect des droits des utilisateurs est complètement ignoré.

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