Tizi-Ouzou De fausses coupures en circulation à nouveau signalées


Alerte aux faux billets de 1000 DA !

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De faux billets de mille dinars, en circulation dans la wilaya de Tizi-Ouzou, sont à nouveau signalés. Ils sont, en effet, plusieurs commerçants à s’être faits avoir, ces derniers jours. Il y’a de cela une quinzaine de jours, c’est un transporteur privé, assurant la ligne Alger- Tizi-Ouzou, qui s’est rendu compte, en fin de journée, au moment où il procédait à sa comptabilité quotidienne, qu’un billet pas tout à fait net était dans le tas. Après vérification, ses soupçons finiront par se confirmer, puisqu’il s’avérera que c’était un vrai faux billet de mille dinars. A Azazga, des commerçants (ils sont deux à en avoir fait part dans leur entourage) se sont également plaints du même procédé. Toujours des coupures de mille dinars. Pas plus loin qu’avant-hier, un autre commerçant de la région de Tizi Rached, installé le long de la RN 12, a été également victime d’un client qui l’avait réglé avec un faux billet de mille dinars. « Je me suis rendu compte que c’était le billet du dernier client que je venais de servir. J’avais encore le billet dans ma main. Mais au moment où je réalisais que c’en était un faux, le monsieur avait déjà démarré et quitté les lieux dans sa voiture. Je ne l’accuse pas pour autant de quoi que ce soit, peut-être que lui-même a été trompé et qu’il l’a fait avec moi sans même s’en rendre compte. Je ne peux rien dire, sauf que je me suis fait avoir… ». A vrai dire, l’apparition de ces fausses coupures de billets de mille dinars dans la région ne date pas de ces derniers jours. L’on se rappelle, en effet, que plusieurs alertes avaient été lancées par le passé. Déjà, l’an dernier, plusieurs citoyens ont dû s’en débarrasser sans prendre le soin d’aviser qui de droit, au vu des risques encourus vis-à-vis de la loi. « Ce n’est pas un jeu, le trafic de faux billet, c’est tout droit la prison. Alors, n’importe qui se serait contenté d’accuser le coup et de faire gaffe qu’on ne la lui refasse pas une deuxième fois… ». Le commentaire est celui d’un avocat qui dit comprendre les réticences des citoyens victimes à aller voir la police ou un quelconque garant de la loi, au risque de voir les choses se retourner contre eux. « C’est du moins ce que chacun pense, à défaut d’une meilleure communication sur le sujet», rajoute-t-il.

Comment reconnaître les faux billets de mille dinars en circulation ?

Pour distinguer le faux billet du vrai, un minimum d’attention est nécessaire, car, à première vue, ce n’est pas évident de s’en rendre compte tellement les quelques anomalies signalées relèvent de petits détails qui seraient loin d’attirer l’attention. La ressemblance est telle qu’il faut vraiment un regard bien posé sur la coupure pour détecter les failles. D’abord, il faut signaler que la coupure qui a fait l’objet de reproduction est celle datant du 21-05-1992 et qui porte la signature du « Gouverneur Keramane ».

Mais sinon, comme au jeu des sept erreurs, il faut d’abord mettre la coupure bien en lumière pour s’apercevoir que l’ombre multipliée de la tête du buffle, généralement visible en arrière plan sur la partie blanche, sans motifs, du billet, est absente. Aussi, la bande la plus large argentée où est reproduit en miniatures discrètes le portrait de l’Emir Abdelkader fait défaut aussi, contrairement à la ligne en pointillé visible à côté de la tête de l’animal, sur la partie droite du billet. Autre détail important, sur la fausse coupure, le nombre en dix chiffres, transcrit entre les deux cornes du buffle, ne dépasse pas les limites de la bande colorée sur laquelle il est mentionné, à la différence du vrai billet où les chiffres sont plus imposants et dépassent des deux côtés la bande en question. Sur la face B du billet (où un seul animal est visible), l’on se rend compte, aussi, que la fausse coupure n’a aucun arrière-plan, tout comme sur l’autre face d’ailleurs. C’est là, en fait, l’anomalie majeure du faux billet, mais qui ne frappe pas facilement l’attention, surtout quand on est face à d’anciennes coupures usées.


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