La banque mondiale salue la croissance maghrébine et pointe le manque d’intégration régionale

Par ali idir le 06/07/2008 à 09:29

La Banque mondiale vient de publier son quatrième rapport annuel consacré aux « développements économiques et prospects » pour la zone Moyen-Orient Maghreb (MENA). Cette étude relève que le taux de croissance dans la région a été de 5,7% en moyenne. Pour la cinquième année consécutive, la croissance a été de plus de 5% « dépassant les niveaux qui avaient été atteints dans les années 90 et début 2000 ».

Ce phénomène trouve sa source dans trois évènements majeurs : l’augmentation continue des prix des hydrocarbures, la turbulence des marchés financiers internationaux et l’augmentation des prix des matières premières hors pétrole, en particulier les produits alimentaires.

La Banque mondiale s’attend à un essor similaire dans les trois années à venir. Les prix du pétrole resteront « soutenus », et les prix des produits alimentaires également élevés mais la croissance devrait demeurer à ce niveau

L’inflation n’a en revanche pas épargné la zone MENA. Les deux causes principales en sont l’augmentation des prix de l’énergie et la hausse spectaculaire des prix des produits alimentaires (principalement les céréales, les matières grasses et les huiles), directement liés aux coûts des engrais plus élevés à la hausse massive de l’utilisation des céréales et des matières grasses pour les biocarburants et à la réduction des surfaces utilisées pour l’alimentation et les produits alimentaires. Il se peut qu’une inflation plus élevée « dure encore quelques années », prévoit la banque mondiale.

L’institution internationale pointe également le manque d’intégration régionale dans les économies de la zone et d’abord le faible niveau de commerce intra-régional. « Les indices de complémentarité bilatérale montrent que la parité entre les importateurs et les exportateurs au sein de la région est faible d’une manière général ». Des obstacles « provoqués par des choix politiques », souligne la Banque mondiale avant de conclure que les progrès en matière de gouvernance ont été « mitigés ».

source : http://www.toutsurlalgerie.com/alger...Mena-4104.html