En Algérie, les APC et les wilayas ignorent l’existence de la Toile !

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Si dans plusieurs pays développés dans le monde, les citoyens arrivent à tirer leur extrait de naissance sur Internet sans avoir à se déplacer, en Algérie, nos collectivités locales ignorent encore l’existence du Web.

Les APC ne sont toujours pas connectées en Algérie. Les wilayas aussi. En 2013, à peine quatre communes sur plus de 1500 ont un site internet. Aussi, quatre wilayas sur dix ont des vitrines Web, selon un récent bilan publié par le site internet Maghreb Emergent.

Ce maigre bilan témoigne de la place qu’accorde le gouvernement aux TIC, une place encore peu signifiante. L’APC d’Alger-centre, la plus grande APC en Algérie, ne dispose toujours pas d’un site Internet. Hassi Messaoud, l’APC la plus riche d’Algérie, n’a toujours pas entendu parler de la nécessité de se tisser sa toile sur le web !

Et pourtant, ces APC peuvent suivre l’exemple de leurs consœurs Feraoun ou de Larbaa Nath Irathen. Ces petites communes situées en Kabylie n’ont pas hésité à investir sur Internet pour se rapprocher encore davantage de leurs administrés.

Malheureusement, ces initiatives sont restées isolées d’autant plus que la majorité des élus en Algérie est dépourvue d’une culture numérique. C’est dire que la promotion de l’e-administration demeure un mythe.

Et pourtant, dans la stratégie e-Algérie 2013 élaborée par le gouvernement, il était prévu de donner un sérieux coup de pouce à ce projet qui « aura un impact positif sur le développement du pays », selon Laskri Tayeb, membre du Conseil de la Nation, selon lequel il faut mettre en place un observatoire électronique chargé de veiller à développer ce projet.

Mais pour ce faire, il faudrait mettre à niveau le cadre juridique afin de l’adapter aux nouvelles exigences des TIC et renforcer la formation dans ce domaine. Une démarche qui n’est pas encore accomplie en Algérie…

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