Internet mobile


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L’Algérie, où le potentiel de marché était pourtant plus élevé au premier abord, n’a pas décollé, et les bases d’abonnés y restent très faibles. En effet, on dénombre moins d’un million d’abonnés à l’Internet pour une population de 37 millions alors qu’il y a 37 millions d’utilisateurs de téléphones mobiles. Plusieurs raisons peuvent expliquer cet échec : notre pays est un vaste pays et pour irriguer tout cela, il faut beaucoup d’infrastructures mais pas uniquement. Il faut aussi de l’intelligence, de l’innovation et du savoir-faire. Autre explication : le pays a misé sur les infrastructures filaires, ce qui n’est pas mauvais en soi, mais délaissant le hertzien et le satellite alors que le premier appel au monde par satellite s’est fait dans les années 1970 en Algérie.

Enfin, le réseau de distribution de l’opérateur historique, ou le dernier kilomètre, pose d’énormes problèmes à ce dernier, ralentissant considérablement l’entrée de l’Algérien à l’Internet. « Il faut investir », avait dit le PDG d’Algérie Télécom lors de la journée des cadres des télécoms. D’autres voies sont à parcourir, en effet, selon un rapport de Morgan Stanley. L’Internet mobile devrait supplanter l’Internet fixe d’ici à cinq ans et cela se passera dans le monde entier y compris chez nous, ce qui fait dire à certains que la croissance du trafic de l’Internet mobile serait bien plus rapide que la croissance de l’Internet fixe à ses débuts. Mais pour cela, il va falloir passer à la 3G et, pourquoi pas, la 4G. La réponse aujourd’hui est : « La 3G, Mazal ?» Jusqu’à quand ?

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