La stratégie e-Algérie 2013, un vieux souvenir ?


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Plus personne ne parle de la stratégie e-Algérie 2013 ! Ce plan d’action qui visait à promouvoir définitivement les TIC dans notre pays a été, visiblement, renvoyé aux calendes grecques. Les actions concrètes sont très peu nombreuses et les projets initiés tardent à voir le jour. Décidément, cette stratégie est déjà un vieux souvenir…

Et pourtant, cette politique remonte à l’année 2000. 13 ans durant, beaucoup de blabla et très peu d’actes. Par conséquent, cette politique sectorielle des postes et des télécommunications dénommée e-Algérie 2013 s’est soldée par un échec cuisant. Pas de 3G, absence du paiement en ligne, le paiement par mobile est encore en chantier, nombreuses sont les carences qui bloquent le développement des TIC en Algérie.

Cette stratégie, qui visait donc à conduire l'Algérie vers la société de l'information et l'économie numérique en améliorant l'accès aux services de communication dans le pays, n’a pas atteint ses objectifs notamment l'augmentation des TIC de l'ordre de 8% du PIB de l'Algérie. Il était également prévu de créer 100 000 emplois directs et indirects. Ces emplois, nous ne les avons jamais vus !

Avec un plan d'actions articulé autour de treize axes majeurs (e-banking, e-investment, e-registre du commerce, e-commerce, etc.) permettant le développement des services en ligne, « e-Algérie » devait au final renforcer les performances de l'économie nationale par l'intégration des TIC. Et cette intégration, elle demeure encore, malheureusement, une chimère.

Dans les colonnes du quotidien national La Tribune, Chérif Ben Benmahrez, le responsable du programme e-Algérie 2013 au Ministère de la Poste et des TIC, a reconnu que ce projet ambitieux « évolue dans un environnement mal adapté pour les TIC ».

« Les TIC sont toujours sous les contraintes liées à l'importation des équipements et le financement bancaire dans ce domaine reste frileux », explique également à ce sujet Jamel Eldine Zerouk, le directeur général de HB Technologies.

Cité par le même quotidien, Lies Kerrar, président de Humilis Corporate Finance, relève enfin la rareté des ressources humaines qualifiées pour booster les TIC et mettre en pratique les plans d’e-Algérie 2013. « L’Algérie n’a plus de ressources humaines spécialisées en TIC », a-t-il regretté en parlant de la fuite des compétences spécialisées notamment dans le domaine de l'informatique qui a caractérisé notre pays durant les années 90 et 2000.

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