La 3G en Algérie: la cacophonie se poursuit malgré les promesses du gouvernement


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On ne comprend absolument plus rien au sujet du lancement de la 3G en Algérie. Chaque jour qui passe, on reçoit une information et le lendemain, on reçoit le contraire. Un jour, le lancement de la 3G est pour bientôt et le lendemain, on découvre que rien n’est encore prêt. Que se passe-t-il réellement ?

Au moment où le PDG de Djezzy, Vincenzo Nesci, a déclaré, depuis Rome en Italie, que le marché algérien n’est pas encore prêt pour accueillir la 3G car Djezzy est toujours frappé par l’interdiction d’importer les équipements nécessaires à l’utilisation de la 3G, le Ministre de la Poste et des TIC, Moussa Benhamadi, annonce que le processus du lancement de la 3G sera officiellement lancé dés la fin du mois de mars.

Imposée par le gouvernement depuis 2009, Djezzy ne peut en aucun cas proposer les services de la 3G à ses abonnés alors qu’il est le premier opérateur de téléphonie mobile en Algérie avec pas moins de 18 millions d’abonnés. Comment, dans un tel contexte, l’ARPT peut-elle attribuer une licence 3G à l’un des trois opérateurs alors que les conditions d’une concurrence saine et royale ne sont pas réunies ?

Et pourquoi continuer à pénaliser Djezzy au moment où le conflit qui entoure cet opérateur semble évoluer en faveur de l’Etat algérien notamment à la suite de la création d’une nouvelle société, Optimum Télécom Algérie, qui gère les actifs de cet opérateur en Algérie ? A ces questions, Moussa Benhamadi n’apporte aucune réponse et laisse planer le doute et l’incertitude.

Une incertitude que les récentes annonces du gouvernement ne gomment pas puisque les retards ne cessent d’être accumulés et le lancement de la 3G butte encore sur de nombreux problèmes. Certes, le cahier des charges relatif à l’octroi de la licence 3G "est prêt", comme l’a promis Moussa Benhamadi, et le dossier sera transmis prochainement à l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications (ARPT).

Mais il n’en demeure pas moins que les lenteurs persistent et que le flou n’est toujours pas levé. Quelle est la stratégie réelle du gouvernement ? Comment compte-t-il attribuer la licence 3G ? Tant que ces questions demeurent sans réponse, tout enthousiasme à l’égard de la 3G en Algérie est condamné à rester une exagération et un optimisme naïf…


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