Fella Midjek Publié dans Horizons le 12 - 04 - 2013

« En 2020, la 5e génération (5G) de normes de téléphonie mobile sera lancée. Si nous restons à la 3G, nous serons dépassés tandis que si l'Algérie passe directement à la 4G avec un quatrième opérateur, elle profitera de tous les développements car tout ce qui est service va évoluer de manière extraordinaire ». C'est ce qu'a préconisé jeudi à Alger, Mohamed Damou, président de l'Association algérienne pour le transfert de technologie (@2t2), en marge de la rencontre sur l'Economie numérique organisée par la Chambre de commerce et d'industrie algéro-française (CCIAF). A titre indicatif, les Smartphones équipés de 4G sont aux mêmes prix que ceux de la 3G. « De plus, l'avantage pour le pays est qu'il y a beaucoup d'abonnés », a assuré M. Damou. Donc, acheter un million d'appareils coûte moins cher que l'achat d'une centaine. Les prix baissent drastiquement et rapidement. « L'Algérie a accusé beaucoup de retard, il est judicieux de passer à la 4G car on parle de la 3G depuis 2004 alors qu'elle a été lancée en 2000 ailleurs », a-t-il relevé. « Retard pour retard, autant aller vers la 4G », a-t-il insisté. Autre argument du président de @2t2 : « même si le coût de la maintenance de la 3G, qui est en fin de cycle technologique, sera bas, on ne pourra plus assurer le réseau dans quelques années car la technologie ne sera plus là ». En matière d'équipement, « les pays leader sont présents en Algérie dont la Corée du Sud qui est la plus développée en matière de technologie 4G », a précisé M. Damou. Ce dernier a avancé que « l'opérateur algérien Nedjma est le seul qui soit prêt à se lancer dans la 3G et la 4G ».
Mobilis, Nedjma et Djezzy ne sont pas prêts à 100 %, selon le président de l'AAFSI
Pour sa part, Ali Kahlan, président de l'Association algérienne de fournisseurs de services internet (AAFSI) et celui de la société Satlinker, a signalé que « les opérateurs algériens de téléphonie mobile ne sont pas prêts à 100 % pour la 3G ». En chiffres, cela donne Mobilis à hauteur de 30%, Nedjma à plus de 80 % et Djezzy à 75 %. C'est pourquoi, il a suggéré d'aller directement à la 4G, et tout le monde en profiterait. Sommes-nous capables de le faire maintenant ? s'est-il interrogé. « Au point de vue coût, je ne pense pas car les trois opérateurs ont engagé des investissements depuis longtemps. Donc, le coût est très lourd », a-t-il noté. De leur côté, les experts en technologie de l'information et de la communication (TIC) se sont accordés à dire que « l'Algérie est très en retard en matière de numérique et, depuis plusieurs années, rien n'a évolué en matière des TIC ».