Le retard de l’Algérie dans les TIC menace son avenir


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Abderrahmane Mebtoul, l’expert économique, a tiré la sonnette d’alarme. L’Algérie ne cesse d’accumuler du retard en matière de TIC alors que le monde ne cesse de se métamorphoser.

Pour clamer son angoisse, l’économiste algérien s’appuie sur les chiffres du Global Information Technology Report 2013. Ce rapport a permis de présenter un panorama des pays et de leur utilisation des TIC. Et l’Algérie présente un tableau sombre qui inquiète les observateurs même les plus optimistes.

" Le rapport explique que l’Algérie continue à afficher un faible effet de levier des TIC, avec l’un des impacts les plus faibles mondialement sur le plan économique (143ème place mondiale pour ce critère) et social (141ème). Il souligne également qu’une mauvaise infrastructure des TIC (119ème), combinée à une faible base de compétences (101ème), se traduit par des niveaux très faibles d’utilisation des TIC (140ème) », déplore ainsi Abderrahmane Mebtoul dans les colonnes du quotidien le Courrier d’Algérie.

L’économiste et consultant réputé internationalement a précisé aussi que les TIC en Algérie sont victimes du mode de Gouvernance de l’économie algérienne. Un mode de gouvernance qui empêche l’Algérien d’innover et de progresser.
« L’Algérien n’est pas improductif, comme le montre ses réussites à l’étranger. C’est le mode de gouvernance qui a anesthésié, par la distribution passive de la rente et la corruption socialisée la majorité de la population active, reflet de la crise de confiance Etat-Citoyens ne pouvant que conduire le pays au suicide collectif. Le retard dans les TIC n’est qu’un aspect édifiant de cette situation », analyse à ce sujet Abderrahmane Mebtoul.

L’expert algérien met en garde également contre les conséquences des retards occasionnés par le lancement du feuilleton de la 3G en Algérie. « Nous sommes perdus dans les déclarations les plus contradictoires entre plusieurs responsables du gouvernement où chacun semble avoir sa version, d’autant plus que le conflit qui existe entre le Ministre et l’organe de régulation obscurcit encore plus le dossier. Il semble bien qu'il n’existe aucun pilote à bord pour ce dossier cachant des luttes d’intérêts », dénonce en dernier lieu Abderrahmane Mebtoul, selon lequel une grande menace pèse sur l’Algérie si ce retard dans le secteur des TIC continue à persister.


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