Opération pilote à l’aéroport et au port d’alger
Un système pour détecter les faux billets et les faux passeports

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La traque des terroristes et criminels au niveau du port et de l’aéroport de la capitale a commencé avec la mise en œuvre du système Mind d’Interpol qui donne, selon les services concernés, des résultats probants.

Un système informatique relié à la base de données d’Interpol a été installé au niveau de l’aéroport et du port d’Alger par la direction de la Sûreté nationale. Les agents de police des frontières et de l’immigration pourront grâce à ce matériel détecter instantanément les personnes recherchées, les faux documents et véhicules volés. “La police aéroportuaire d’Alger est maintenant en mesure de vérifier, systématiquement, les passeports des voyageurs et de les comparer à la base de données d’Interpol qui compte, à présent, environ 15 millions de documents d’identité perdus. Ces vérifications sont rendues possibles via la base de données Mobile du Réseau Interpol (MIND), une technologie offrant un accès off line aux bases de données d’Interpol”, annonce-t-on à ce niveau. On précise que ce système permet une connexion à la banque de données d’Interpol tout en garantissant “un maximum de sécurité pour l’institution algérienne”. On commence par examiner l’aspect du passeport, s’il y a suspicion “on introduit le numéro du document et le nom de la personne dans le système qui donne immédiatement l’alarme au niveau de tous les réseaux d’Interpol qui peuvent savoir en temps réel qu’il y a par exemple une personne recherchée au niveau de l’aéroport d’Alger.” La Suisse est le premier pays à équiper ses infrastructures portuaires et aéroportuaires de la haute technologie Mind. Les fonctionnaires de ce pays procèdent actuellement à plus de 400 000 recherches dans la base de données tous les mois.
Quatre autres pays européens, dont la France, l’ont adopté dès les premiers mois de sa mise en service. Sur le site officiel d’Interpol, le secrétaire général de l’organisation a assuré que “la protection des frontières est une entreprise à mener à l’échelle mondiale dont les fruits se recueillent au niveau local”. Il a ajouté que “pour parvenir à ce résultat, l’architecture du système de sécurité de l’Europe doit s’inscrire dans un cadre mondial, un cadre de protection déployée par chaque pays européen bien au-delà de ses frontières nationales”. À ce titre, l’Algérie, qui a acquis une grande expérience dans la lutte contre le terrorisme et le banditisme, est le premier pays arabe à recourir à cette méthode pour traquer les criminels et les terroristes.

En se dotant de ce matériel, qu’elle prévoit de généraliser au niveau national, afin de permettre à tous les agents de police, aux frontières ouest, est et sud d’avoir un accès instantané aux données policières sensibles d’Interpol, sur le terrain, le pays est désormais davantage en mesure d’identifier, localiser et arrêter les criminels internationaux, tant à leur entrée qu’à leurs tentatives de quitter clandestinement le pays. “Nous avons eu la première opération pilote au niveau de l’aéroport d’Alger en décembre dernier et au port de la capitale en avril et nous comptons incessamment doter l’ensemble de nos structures aéroportuaires au niveau national de ce matériel”, affirme-t-on en ajoutant que la collaboration entre l’Algérie et Interpol est “excellente” et que le pays a reçu les félicitations de cette organisation pour la réussite de cette première phase du projet qui a donné immédiatement des résultats probants.
En effet, dès les premières heures de sa mise en œuvre, quatre personnes recherchées ont été arrêtées.


source : http://www.liberte-algerie.com/edit....x%20passeports