Après deux mois d’absence du pays, Bo^^^^^ika ne semble pas vraiment fini

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Cela fait aujourd’hui deux mois, jour pour jour, que le président Bo^^^^^ika a quitté le pays pour être hospitalisé à Paris. Passées les polémiques sur l’opacité et l’absence de communication relative à son état de santé, force est de constater que son absence ne change guère la vie des Algériens,

habitués depuis plusieurs années à ne le voir que par intermittence.
Dans certains médias et cercles proches du clan du pouvoir hostiles au Président, il est de bon ton d’affirmer que « Bo^^^^^ika est fini ». En réalité, les personnes les plus avisées se gardent bien de tout commentaire définitif et personne parmi les grands leaders politiques du pays ne se hasarde à afficher clairement des prétentions qui feraient fi de la personne du Président convalescent. Les personnalités sérieuses mesurent au contraire l’influence toujours bien réelle du Président et de son clan.

D’autant que le clan présidentiel continue de brouiller les pistes à loisir comme pour bien montrer que le pouvoir continue de leur appartenir. Le rappel de l’ambassadeur à Paris Missoum Sbih, proche parmi les proches d’Abdelaziz Bo^^^^^ika, a été hâtivement analysé par certains comme la fin du système Bo^^^^^ika. Or, non seulement son limogeage mais aussi son remplacement par Amar Bendjema ont été décidés par le Président, seul habilité à prendre ce genre de décisions. Mais ce n’est pas la première fois qu’Abdelaziz Bo^^^^^ika sacrifie des hommes à lui quand ceux-ci se sont montrés défaillants, y compris dans des moments où il était très puissant. Khelil, Belkhadem, Zerhouni et Temmar peuvent en témoigner ainsi que bien d’autres avant eux. Bo^^^^^ika n’a pas d’état d’âme quand il risque d’être lui-même mis en cause ou qu’il estime que ses proches ont failli, ainsi que vient d’en faire l’expérience l’ambassadeur Missoum Sbih.
Le président Bo^^^^^ika a fait preuve depuis son fauteuil d’hôpital parisien d’un autre message de fermeté. La victime n’est autre que le directeur de « Djaridati » et « Mon Journal », Hichem Aboud. Celui dont les journaux ont d’abord été censurés pour avoir hâtivement écrit que l’état de santé d’Abdelaziz Bo^^^^^ika s’était détérioré, s’est vu interdire de quitter le territoire algérien. Au cours d’une conférence de presse, Hichem Aboud a accusé le frère du président, Saïd Bo^^^^^ika, d’être derrière cette interdiction. Difficile effectivement de ne pas voir dans cette décision l’expression du pouvoir présidentiel.

Sbih et Aboud, deux exemples d’une main présidentielle tenant ferme. Et il est vrai que dans l’entourage d’Abdelaziz Bo^^^^^ika, personne ne cherche encore véritablement à se « recaser », à quitter d’une manière ou d’une autre le pouvoir. Et l’on affiche parmi ses proches une sérénité plus que de façade, après avoir craint le pire.
Dans la classe politique également, l’attentisme silencieux fait office d’expression publique. Ni Ouyahia, ni Benflis, ni Belkhadem ou Hamrouche n’ont émis le moindre commentaire sur la situation ou affiché clairement leurs ambitions présidentielles. Tous savent que le mandat présidentiel est encore actif, quoique ralenti. Pour tous ces acteurs de la vie politique, « Bo^^^^^ika n’est pas vraiment fini ». Il peut encore faire mal à beaucoup de gens et sa fin de règne n’est pas encore réellement entamée.

Les responsables du FLN continuent de présenter comme une hypothèse bien réelle un quatrième mandat de Bo^^^^^ika. Cette option, qui si elle paraît tout à fait farfelue à beaucoup, continue de trotter dans la tête de certains responsables. Du moins publiquement.


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