L’import- import comme «politique»…


Cliquer ici pour agrandir

Qui pourra donc stopper ou à tout le moins freiner la boulimie de l’importation qui saigne à blanc l’économie nationale ? Combien de fois n’a-t-on pas entendu ce discours incantatoire et faussement engagé de limiter la facture de l’importation qui frise les 50 milliards de dollars par an ? On ne retient hélas que les mots. Le mal, lui, persiste et semble avoir encore de beaux jours devant lui…
Les services des douanes viennent de confirmer ce que tout le monde sait : l’Algérie importe de plus en plus en valeur et en volume. Autrement dit, elle produits très peu de chose qui aurait pu lui éviter de dépenser inconsidérément ses devises tirées des hydrocarbures pour acheter de la tomate de conserve ou des aubergines…

Hélas, la réalité des chiffres dément tous les discours volontaristes et les effets d’annonces dont nos responsables sont passés maîtres.
Nos importations en produits alimentaires se sont établies à 4,17 milliards de dollars (mds USD) durant les cinq premiers mois de 2013, soit une hausse de 15,6% par rapport à la même période de l’année dernière, indique un bilan des Douanes. Et ce n’est pas la faute au mois sacré de Ramadhan qui a, en cette période de l’année, bon dos pour permettre à nos ministres de masquer leurs échecs.
On apprend auprès du Centre national de l’informatique et des statistiques (Cnis), que la facture des produits alimentaires, qui représente 17,7% de la structure de nos importations globales s’est élevée à 4,17 mds usd, contre 3,61 mds usd durant le même période en 2012. Résultat : chaque année s’avère mieux que la suivante pour l’économie nationale réduite à faire de l’import-import pour nourrir les algériens !

L’étouffant cercle vicieux

Le fait est que les importations algériennes globales ont totalisé 23,58 mds usd durant les cinq premiers mois de 2013 contre 20,07 mds à la même période de 2012, en hausse de 17,52%.
A cette allure on bouclera l’année 2013 avec une facture salée de prés de 50 milliards de dollars.
Le Cnis précise que les principaux produits alimentaires importés par l’Algérie en mai dernier «ont connu des baisses, à l’exception des céréales et légumes secs qui ont progressé respectivement de 9,6% et 231,3%».

Cela ne justifie pas pour autant le gonflement de la facture globale qui monte crescendo bon an mal an. Au delà de ces chiffres dont on a appris a se «familiariser» à force de l’incapacité des gouvernements à trouver les solutions, il y a lieu de craindre le pire si jamais les cours du brut, seul «produit algérien»- encore que c’est un don du ciel- subissait une chute drastique.
Jusqu’ à quand continuera –t-on a faire de l’import- import l’unique «politique économique» ? Une bonne question qui mériterait un colloque…

Source