Réseau téléphonique à l’ouest de Blida


Une seule agence pour 18 000 abonnés !

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L’Actel d’El Affroun ne suffit plus pour faire face à toute l’affluence.

Depuis plusieurs années, les abonnés au téléphone de la daïra de Mouzaïa attendent, avec beaucoup d’impatience, l’éventuelle ouverture d’une agence commerciale d’Algérie Télécom dans les localités de La Chiffa ou de Mouzaïa. Cela pour de meilleures prestations de service et éviter, à ces abonnés, les longs et éreintants déplacements jusqu’à El Affroun pour régler leur facture. Leur vœu ne sera cependant pas exaucé dans l’immédiat, puisque les responsables de cette entreprise ont décidé, plutôt, d’entamer des travaux d’extension, de rénovation et de réaménagement de l’ancienne structure, sise rue Abdelkader Mehdaoui, jugée trop exiguë pour faire face à l’important afflux quotidien de quelque 18 000 abonnés que gère l’Actel d’El Affroun.
«J’aurais souhaité l’implantation d’une agence à Mouzaïa pour honorer ma facture de téléphone», propose un commerçant de cette localité. Et de poursuivre : «Cela m’aurait évité de fermer mon local pour me déplacer jusqu’à El Affroun et attendre parfois plus d’une heure avant de passer à la caisse.» Un autre client, habitant La Chiffa, espère que sa localité sera aussi pourvue d’une agence d’Algérie Télécom, surtout que la commune en question compte un peu plus de 4 500 abonnés éparpillés à travers La Chiffa-ville et les agglomérations de Oued Kerrouch, Sidi Madani et le VSA Sidi Aïssa. «Cela pourra m’éviter un déplacement de vingt kilomètres en aller-retour», souligne notre interlocuteur.

L’APC de Mouzaïa veut apporter son aide

Même le président de l’APC de Mouzaïa est favorable à la création d’une antenne Actel dans sa commune. «A l’instar des particuliers, nous sommes confrontés au problème du déplacement pour régler un quelconque problème lié au téléphone», déclare Mohamed Achour, maire de Mouzaïa. Et d’affirmer : «Nous sommes disposés à discuter avec les responsables d’Algérie Télécom pour choisir un terrain dans notre commune pour la construction d’une agence Actel.»
Rappelons que par le passé, un projet pour ériger une agence à Mouzaïa était à l’étude, cependant faute d’assiette foncière, il est tombé à l’eau. Mouzaïa possède environ 4600 abonnés à Algérie Télécom. Ces derniers se déplacent à chaque fois pour régler une facture de téléphone, honorer un échéancier de l’ADSL ou signaler tout simplement un dérangement. «Un bureau commercial d’Algérie Télécom ne serait pas vu d’un mauvais œil par les clients de la commune de Mouzaïa. Cela nous ferait gagner beaucoup de temps», souligne un citoyen. Surtout qu’en plus de ses abonnés, les clients du VSA Beni Chougrane Tamesguida, qui compte 250 lignes, ou de Rihane qui englobe aussi la zone industrielle et dont le réseau téléphonique est estimé à 600 lignes, du fait de la saturation des équipements, sont amenés à connaître une extension avec l’attribution de nouveaux numéros. L’installation d’une agence de proximité Actel fera gagner un temps précieux à ses clients.
Actuellement, les employés de l’Actel d’El Affroun reçoivent leur clientèle dans une petite salle de la bibliothèque communale, située rue Kouider Saddok, aménagée provisoirement avec plusieurs guichets collés l’un à l’autre, en attendant la fin des travaux et la réception de la nouvelle bâtisse. Celle-ci, par contre, sera fonctionnelle dans un délai n’excédant pas les trois mois, selon nos sources.
En attendant, les clients sont obligés de supporter les grandes chaleurs du local, même si un climatiseur atténue quelque peu l’atmosphère suffocante.

Sidi Madani sans téléphone

Dans un autre registre, il y a lieu de noter que la grande cité de Sidi Madani (12 000 habitants environ) distante de 5 km au sud du chef-lieu de la commune de La Chiffa, est actuellement sans réseau téléphonique. To^^^^ois, son isolement ne va pas s’éterniser puisque ses habitants vont bénéficier de 2000 lignes afin de répondre à la forte demande des citoyens en quête aussi d’installation de l’ADSL.
Il en sera de même pour le village socialiste agricole Sidi Aïssa, sans téléphone depuis trois années suite à des vols répétés de câbles. Des travaux sont en cours pour la réalisation d’un réseau téléphonique d’une capacité de 100 lignes dans une première phase en attendant un renforcement des capacités du réseau.
Aïn Romana, l’oubliée d’Algérie Télécom. Quant à Aïn Romana, chef-lieu de la commune éponyme ainsi que l’agglomération de Bordj Emir Abdelkader, il n’existe aucun projet pour l’instant, visant à installer un réseau téléphonique. «Nous nous considérons comme des citoyens de seconde zone, puisqu’il nous est impossible d’accéder à l’internet, faute de ligne téléphonique», fulmine un citoyen de Bordj Emir Abdelkader. Quant à la commune d’El Affroun, qui compte un peu plus de 8 000 abonnés, son réseau est arrivé à saturation et nécessite, selon plusieurs demandeurs, de nouvelles lignes téléphoniques. L’on parle d’un projet d’octroi de 2000 nouvelles lignes qui devrait se concrétiser dans les tout prochains mois.


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