les Rencontres professionnelles sont Prévues du 27 au 29 Octobre 2008 à Alger

Le marché de la maintenance industrielle intéresse les Français

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Les organisateurs, en évoquant le contexte et les enjeux dans lesquels se tient la rencontre, soulignent que l’économie algérienne s’envole grâce aux énormes revenus du secteur énergétique.

La mission économique près de l’ambassade de France à Alger et UbiFrance, en partenariat avec l’Association française des ingénieurs de maintenance (Afim), organise, du 27 au 29 octobre 2008 à Alger, des rencontres professionnelles franco-algériennes sur la maintenance industrielle dans les secteurs des matériaux de construction, des mines, de la sidérurgie et de la métallurgie. Les organisateurs, en évoquant le contexte et les enjeux dans lesquels se tient la rencontre, soulignent que l’économie algérienne s’envole grâce aux énormes revenus du secteur énergétique, rappelant le plan de soutien à la croissance économique lancé par le gouvernement d’un montant de 180 milliards de dollars US pour la période 2005-2009. “Près de 70% des montants consacrés devraient servir au développement des infrastructures de base, du logement et des équipements publics (universités, écoles, équipements sportifs et culturels, hôpitaux, etc.)”, précise le document. Le secteur du bâtiment et des travaux publics connaît depuis plusieurs années une forte croissance qui a atteint 9,5% en 2007. “Avec une progression de 9% pour la production de ciment, l’industrie des matériaux de construction est elle-même entraînée par cette forte demande, ainsi que par le mouvement de privatisation”, souligne le document, précisant qu’une bonne partie des briqueteries publiques a été vendue à des industriels privés qui ont lancé des programmes d’achat et de rénovation du matériel. “Des participations minoritaires au capital de 5 cimenteries publiques ont été cédées à des groupes cimentiers européens et arabes. Ces derniers bénéficient aussi de contrats de gestion de ces usines”, notent les organisateurs. Depuis 2005, relève le communiqué, le secteur du ciment a vu l’émergence du groupe égyptien Orascom dont l’activité en cimenterie a été reprise en décembre 2007 par Lafarge, dont la part dans la production nationale s’élevait en 2007 à 25%. Dans un contexte d’accroissement élevé de la demande, les entreprises de matériaux de construction engagent des programmes de modernisation et d’amélioration de l’outil de production. En matière de groupes cimentiers, dont certains disposent de filiales spécialisées dans ce domaine, comptent parmi les principaux donneurs d’ordres au sein du tissu industriel algérien. “Pour la production de produits rouges, une étude achevée en 2007, financée par l’Union européenne et destinée aux industriels algériens, recommande d’améliorer la maintenance avec notamment la mise en place de systèmes de maintenance prédictive. Cette étude a contribué à la prise de conscience de bon nombre de producteurs de la nécessité d’investir dans ce domaine”, note le document. “Le secteur de la sidérurgie constitue aussi un secteur indéniablement porteur”, indiquent les organisateurs. Ils rappellent le rachat par l’indien Ispat (Mittal-Steel actuellement) du complexe sidérurgique d’El-Hadjar. La production annuelle de l’acier en Algérie est ainsi passée de 750 000 tonnes avant 2001 à 1,5 million de tonnes en 2007, une production record pour le groupe Arcelor Mittal Algérie. Le groupe a ainsi investi en 6 ans plus de 200 millions de dollars dans le complexe d’El-Hadjar pour la réhabilitation et la modernisation de certaines installations. Le groupe compte atteindre une production annuelle de 2 millions de t/an en 2010. “D’autres projets dans le secteur, initiés par des investisseurs privés algériens, dont notamment le groupe Cevital, devraient permettre de relancer d’une manière effective l’industrie sidérurgique en Algérie et, par ricochet, l’industrie lourde”, souligne le communiqué. “Le secteur des mines, à la faveur de la nouvelle loi minière, opère une mutation radicale (mise en concurrence), affiche un nouveau dynamisme et offre de nouvelles opportunités dans le cadre de la privatisation ou de partenariats (ouverture de nouvelles mines et carrières)”, indiquent les organisateurs. Plus de 1 800 titres et autorisations minières ont été octroyés à des sociétés minières, y compris étrangères. Les premiers résultats sont au rendez-vous. Depuis l’année 2000, la branche “mines et carrières” poursuit une croissance forte de près de 10% en moyenne annuelle. “L’augmentation de la production de l’or, du fer, du phosphate et des agrégats est le principal moteur de cette croissance”, conclut le document.

source : http://www.liberte-algerie.com/edit....s%20Fran%E7ais