La séquence a été filmée par une équipe de france 2

Maladie de Boùteflika, la preuve par l’image


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La courte séquence de la rencontre Bo^^^^^ika-Ayrault, diffusée mercredi par le Petit Journal, a été prise par une équipe de France 2. Une intrusion de la presse française qui détruit la stratégie cathodique servant à masquer l’état de santé du Président.

Il a suffi qu’une caméra «étrangère» s’approche d’Abdelaziz Bo^^^^^ika pour confirmer la gravité de son état de santé. Les images des «trois moulinets » de la main droite du Président, qui avaient permis à l’équipe du Petit Journal de prouver le montage de l’ENTV, sont celles d’une équipe de France 2.

Cette télévision avait été choisie pour assurer le pool-camera, lors de la visite du Premier ministre français à Alger. Le principe est simple, une équipe est chargée de filmer un événement puis les rushs sont partagés avec les autres médias.

Mais mercredi dernier, la couverture de la rencontre Bo^^^^^ika-Ayrault se déroule dans des conditions très particulières. Le caméraman n’a eu que trente secondes pour filmer les deux hommes. «Nous sommes restés dans la salle moins d’une minute.

C’était très rapide. Nous n’avons filmé que trente secondes. Nous étions à 5 mètres du Président algérien. Il parlait, mais c’était inaudible », assure Jean-Pierre Atlan, responsable du pool France 2. Selon lui, les images n’étaient pas d’un grand intérêt. «La séquence était très courte, il me semble que les télévisions n’y ont pas accordé grande importance. »

Une responsable de la production de la rédaction de l’information de France 2 indique que seules deux télévisions ont acheté les images de cette rencontre. Pour des raisons de confidentialité, il sera impossible d’avoir plus de précisions. Pourtant, du côté du groupe Canal+, on n’hésite pas à dire que la séquence a été acquise «normalement» par la rédaction du Petit Journal.

«Le Petit Journal a eu accès aux images à travers le réseau de partage. Il n’y a pas eu de fuite. Les journalistes de cette rédaction passent la journée à décrypter des heures de rushs. Ils étudient le moindre détail, c’est ce qui fait la force de cette émission», précise Maria Pereira, chargée de la communication de Canal+.

La thèse du «complot » est donc à éliminer. Le sujet qui «démonte» le montage de l’ENTV est le résultat d’un travail journalistique. Pourtant, il semble exister une forme de «complicité» de la part du gouvernement français. Au lendemain de sa rencontre avec le Président algérien, Jean-Marc Ayrault n’a pipé mot sur l’état de santé de l’homme qui l’avait reçu.

Le Premier ministre français a même «joué le jeu» en se montrant rassurant : «L’entretien de 45 minutes s’est très bien passé, c’est quelqu’un de très courageux après sa maladie. Il est très bien informé sur les dossiers. J’ai été très surpris qu’il suive à ce point la situation.» Ayrault n’hésite pas à en rajouter un peu : «Soyez fier de ce que vous avez fait au Mali, dites-le au président Hollande.» Abdelaziz Bo^^^^^ika a-t-il réellement tenu ces propos ?

L’opinion publique est en droit de douter après la diffusion de cette séquence montrant le Président l’air hagard, totalement absent. Mais elle est surtout en droit de savoir s’il jouit de toutes ses capacités mentales et physiques pour gouverner l’Algérie.


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