Les abonnés dénoncent un débit au compte-gout à Béjaïa

À quand une connexion Internet de qualité?

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Au meilleur de sa «santé», il y a des jours où la connexion arrive à tenir sans coupure, mais avec, bien entendu, un débit qui laisse à désirer.

La connexion au réseau Internet, ce moyen de communication aujourd’hui incontournable, est prise dans une éternelle zone de turbulence et ses utilisateurs avec. Depuis l’apparition de cette technologie dans notre pays, il est difficile, à ce jour, de s’y connecter convenablement.
à Béjaïa, les internautes ont fini par perdre patience et ne s’en tiennent plus aux promesses des responsables du secteur qui, semble-t-il, peinent à y remédier, même avec l’apport de la fibre optique qui allait mettre fin à la «médiocrité» de la prestation. C’est le contraire qui se produit, serait-on tenté de dire, vu les coupures intempestives et un débit au compte-goutte.
Au meilleur de sa «santé», il y a des jours où la connexion arrive à tenir sans coupure, mais avec, bien entendu, un débit qui laisse à désirer. Cela touche, évidement, aussi bien le réseau domestique que les cybercafés, dont l’activité est perturbée par la lenteur chronique de la connexion, ou, parfois, sa perte totale.

Les gérants de ces commerces n’en finissent pas de rougir devant leurs clients, alors qu’ils doivent payer sans contester des factures qui, elles, savent arriver à temps. On se demande alors à quoi cette situation est-elle due et que font les responsables pour la changer ?
Pour M. Aouchiche, directeur d’Algérie Télécom de Béjaïa, les sources de la mauvaise qualité de la connexion sont multiples.
à commencer par les coups itératifs portés au câble en fibre optique dit de transport, qui a été sectionné à maintes fois à cause de travaux.
Selon le responsable, la majorité des coupures enregistrées ont pour origine ces incidents, certes involontaires, mais qui peuvent être évités.Les équipes d’AT, sont encore entrain d’assainir cette ligne, d’après le responsable, qui précisera que des équipes d’astreintes sont mobilisées même de nuit en cas de rupture du câble. Prochainement, ces équipes seront appuyées par 35 entreprises privées, issues de l’ANSEJ, qui suivront d’abord des formations d’un mois, avant de se voir confier des projets de raccordement et de modernisation du réseau, informe encore M.Chaouche. Au niveau urbain, c’est plus complexe.

D’abord, l’obsolescence et la vétusté des câbles en cuivre qui attendent leur remplacement par d’autres en fibre optique représentent la source principale de perte de vitesse de connexion. L’obsolescence, c’est aussi le cas du système des armoires, des serveurs et des gros câbles de distribution. Soit tout le système.

Le plan de modernisation d’Algérie Télécom, dont il est «impossible» de savoir le taux d’avancement des travaux, selon M. Chaouche, s’attaque à ces problèmes. Toujours selon le même responsable, à ces problèmes, son agence a apporté, en plus de la fibre optique pour remplacer les câbles en cuivre, la technologie M-SAN (Multi Service Acces Node), une sorte de centre de distribution installé dans les quartiers pour remplacer les vielles armoires. «En rapprochant les équipements des abonnés le débit va à coup sûr s’améliorer et c’est déjà le cas dans beaucoup de quartiers», promet le directeur qui informera que 35 centres M-SAN sont en cours d’installation dans la wilaya et que le projet se poursuivra jusqu’en 2015.

Outre ces réformes, sur le plan commercial, 5 nouvelles agences seront ouvertes durant les mois de mars et d’Avril, selon M. Chaouche.
Algérie Télécom partira à la conquête des daïras les plus isolées, à l’instar d’Ighil Ali où elle envisage d’ouvrir une division commerciale. Cette daïra déshéritée, que beaucoup d’ailleurs prennent pour une commune, compte des villages à l’instar de Takorabt et Thabouaanant, qui ne disposent, à ce jour, même pas de téléphone fixe, ni encore moins d’Internet, ce qui est pour en rajouter à un isolement déjà très pesant sur la population qui y vit. Beaucoup de problèmes en quête de résolutions, dans l’espoir de rattraper au moins le dernier wagon d’un train qui va à vive allure. Il suffit de joindre les actes aux promesses.

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