Trois cadres d’Algérie Télécom ont été placés sous contrôle judiciaire pour «négligences ayant causé des vols de câbles téléphoniques».


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Le juge d’instruction près le tribunal de Tiaret a décidé, lundi, de placer 5 personnes dont 3 cadres sous contrôle judiciaire pour «négligences ayant valu vol de câbles téléphoniques». L’affaire déclenchée par un travailleur d’AT après l’énième vol commis à la cité «Leischner» a valu le dépôt d’une plainte par l’ex- directeur de l’U.O.T-Tiaret pour s’ensuivre une enquête de la police judiciaire, ponctuée de plusieurs auditions et, enfin, la présentation des mis en cause devant le magistrat instructeur.

Selon des sources proches du dossier, «plusieurs vols visant la récupération de cuivre ont été enregistrés avec à la clef des pertes pour l’entreprise mais aussi des désagréments aux usagers de la téléphonie et de l’Internet depuis l’avènement de la fibre optique». Tout récemment, la jeune ministre des PTIC qui a nommé, entre-temps, un nouveau directeur avant sa visite à Tiaret, s’est dite «insatisfaite des résultats enregistrés dans le secteur».

Pour rappel, quelques semaines après une première audition, presque tous les cadres d’Algérie Télécom relevant de la DOT de Tiaret ont été auditionnés par des policiers de la 10ème sûreté urbaine à propos de vols répétitifs de câbles téléphoniques.

Des vols commis en plusieurs endroits de la ville qui ont causé des désagréments tant à l’opérateur historique que pour les usagers.

Ces derniers, victimes de pannes récurrentes du téléphone et de l’Internet, continuent d’assiéger la direction pour se plaindre mais, apparemment, sans résultats probants pour nombre d’entre eux du fait de l’entêtement du nouveau directeur de ne pas prendre en charge personnellement leurs doléances, laissant le soin à certains de ses subordonnés.

Justement là où ça coince, c’est de voir ces préposés à la prise en charge des plaintes cumuler des fonctions d’où l’inefficience de leurs actions sur fond de promesses de «voir les dérangements réglés, une fois les opérations liées aux basculements vers le système MSAN effectués» alors qu’une source responsable impute la situation au «cumul de problèmes non résolus depuis des mois».

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