GPU DirectX 10, round 3 : GeForce GTX contre Radeon HD 4800

Posté le 10 juillet 2008 à 11:28:32 CEST par Pascal Thevenier


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Avec l’avènement du « Transform & lighting » en 1999, les GeForce ont presque tué tous les concurrents de NVIDIA. ATI, seul rescapé, a eu beaucoup de mal à revenir en course avec les premières Radeon. Heureusement, le constructeur a atteint son objectif et a réussi à maintenir une concurrence sur le marché des cartes graphiques. Depuis, les deux géants mènent un combat sans pitié pour la domination du marché de la 3D sur PC. Les Radeon 9800 se sont imposées avec l’arrivée de DirectX 9 alors que NVIDIA s’embourbait avec ses GeForce FX. Avec DirectX 9.0c, ATI a perdu du terrain et l’hégémonie de NVIDIA a commencé avec les GeForce séries 6 et 7… L’avènement de DirectX 10 n’a fait que confirmer la position dominante de NVIDIA avec ses GeForce 8800. Aujourd’hui, la seconde fournée de GPU DirectX s’oppose : les Radeon HD 4000 ont en ligne de mire les GeForce GTX 280…

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GeForce GTX 280

Fin 2006, NVIDIA a frappé très fort avec les premières GeForce 8800 GTX. Le G80 est en effet un processeur graphique équilibré, sans réelle faiblesse et très puissant. NVIDIA avait donc une base très solide pour élaborer le GT200. Ce GPU est celui de tous les superlatifs ! Il est immense avec une surface de l’ordre de 600 mm² contre « seulement » 500 mm² pour le G80. Et ses 1,4 milliards de transistors en font la puce la plus complexe produite en série. Le GT200 est gravé en 65 nm (par TSMC), ce qui explique la taille presque déraisonnable de la puce.

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Diagramme du GT200

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Le GT200 est en quelques sortes la fusion de deux G92 avec au passage de nombreuses optimisations. En interne, le GT200 se compose de 10 « partitions » (ou blocs) identiques contre 8 sur le G92.

Compte tenu des 240 processeurs de flux de type scalaire, chaque bloc est bien plus complexe et comporte plus d’unités de traitement. Dans un GT200, chacun des 10 blocs se compose de 24 processeurs de flux (contre 16 auparavant). Dans chaque bloc, les processeurs de flux sont regroupés par 8. Ces 8 processeurs de flux et la nouvelle unité FMAD 64 bits profitent à présent de 16384 registres.

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Le nombre de Texture Filtering Units par bloc ne change pas (il reste fixé à 8) mais NVIDIA a cependant pris soin d’optimiser leur rendement. Enfin, l’augmentation du nombre de blocs conduit en toute logique à un fillrate brut plus important. Dans chacun des dix blocs, on retrouve un cache L1 commun afin d’accéder plus rapidement aux données et instructions nécessaires.

A la sortie du GT200, on retrouve les unités ROPs et le contrôleur mémoire appairé. Par rapport au G80 des GeForce 8800 GTX dont les 6 unités ROPs conduisent à un bus 384 bits, le GT200 compte 8 ROPs toujours avec un contrôleur mémoire 64 bits, ce qui conduit à un bus mémoire de 512 bits. Avec une telle largeur de bus, le GT200 profite d’une bande passante de plus de 130 Go/s ! A noter que les ROPs du G80 déjà très performants ont encore été améliorés – notamment au niveau de la dual issue – pour augmenter leur capacité de traitement.

Ce petit examen interne du GT200 montre qu’il est franchement bien armé pour affronter les derniers jeux où les shaders occupent une place toujours plus importante. De plus, sa puissance de filtrage progresse encore, ce qui devrait lui permettre de limiter au maximum l’impact de l’antialiasing et de l’anisotropic filtering. Enfin, la bande passante ne devrait pas non plus pénaliser le travail du GPU… NVIDIA s’en tient cependant toujours à DirectX 10 alors qu’avec ce nouveau design, il disposait d’une bonne opportunité pour intégrer le support de DirectX 10.1…

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Du côté des cartes elles-mêmes, NVIDIA décline le GT200 dans les GeForce GTX 280 et 260. Les GTX 280 disposent de 240 processeurs de flux, de 32 ROPs et d’un bus 512 bits tandis que les GTX 260 sont « castrées » physiquement avec 192 processeurs de flux, 28 ROPs et un bus 448 bits. Cette segmentation du haut de gamme est à mettre en parallèle avec celle des premières GeForce 8800 GTX et GTS…

Radeon HD 4870
Contrairement à NVIDIA qui dispose de gros moyens et d’une excellente base avec l’architecture du G80, ATI travaille avec un budget serré et son premier GPU DirectX 10 – le R600 – est loin d’être une référence. Heureusement, le RV670 a permis de gommer un des défauts du R600 : sa consommation électrique gargantuesque et sa dissipation thermique affolante. Par contre, le RV670 n’a pas corrigé les problèmes de filtrages hérités du R600… Dernièrement, les propos tenu par AMD ont suscité de nombreuses craintes. Le fondeur a annoncé un changement de stratégie visant à se recentrer sur les marchés « rentables ». Il reste ou restait à comprendre ce que sous entendait le côté rentable…

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Diagramme complet du RV770

Le RV770 fait figure de nain de jardin à côté de l’énorme GT200. Il n’atteint même pas le milliard de transistors (956 millions) et n’occupe que 260 mm² (même pas la moitié de son concurrent) grâce à une gravure en 55 nm. Pour monter en puissance, ATI a retenu la même approche que NVIDIA, à savoir augmenter la puissance brute. Le RV770 compte ainsi 800 unités de calcul contre seulement 320 pour la génération précédente. Avant de poursuivre, il est cependant important de préciser que les processeurs de flux de NVIDIA sont de type scalaire et que présenter 160 unités vectorielles (vecteur à cinq composants ou vect5) en tant que 800 unités scalaires n’a absolument aucun sens.

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Dans le RV670, l’unité de calcul de base reste identique à celle du R600. Elle se compose toujours de 16 processeurs vect5. Chacun des processeurs vect5 se compose de 4 unités simples capables de traiter les opérations : ADD, MUL, MAD et DP et d’une unité complexe capable de calculer des fonctions avancées : ADD, MUL, MAD, SIN, COS, INV, DIV, LOG, etc. Dans le cas du RV770, elle peut à présent exécuter des tâches simples comme les 4 autres, ce qui n’était pas le cas des R600 et RV670. Cette modification d’apparence anodine est cependant très importante. En effet, pour que les unités vect5 travaillent à 100%, il faut que les données soient indépendantes et d’un format bien précis, comme par exemple : (R, G, B, A, W). Or, un GPU manipule généralement 3 ou 4 composantes : R, G, B et A (red, green, blue et Alpha chanel). Le compilateur doit donc réorganiser au mieux les traitements afin de remplir les unités en tenant compte de la particularité de l’unité complexe dédiée uniquement à des opérations avancées (et moins courantes). En lui conférant des capacités de calcul basiques, ATI facilite le travail du compilateur et augmente la souplesse et la puissance de traitement.

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2 blocs du RV770

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Le RV770 se compose de 10 blocs avec chacun 16 unités vect5 contre 4 blocs de 4 unités vect5 dans les générations précédentes. Vu sous un autre angle, ATI a donc ajouté pas moins de 6 blocs de traitement ! Si les ALU n’ont guère évolué, la partie texturing a profondément changé avec l’abandon complet des unités « découplées ». Exit donc les grosses et peu nombreuses unités externes et complexes, place à une unité de texturing « légère » (70% plus simple) par bloc de calcul. ATI s’est inspiré de l’approche de NVIDIA qui a montré son efficacité et/ou a reconnu que le découplage n’était finalement pas rentable… Le RV770 comporte de nombreux caches dont les Local Data Share et Global Data Share, deux zones de 16 Ko permettant d’optimiser le fonctionnement interne dont le texturing. Le cache unifié L1 de l’ancienne architecture a été décomposé en 10 caches, c'est-à-dire un par bloc. Et la communication entre ces 10 caches L1 passe à présent par le cache L2.

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Les nombreux caches du RV770 contribuent aux excellentes performances.

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Le dernier point faible de l’ancienne architecture se situait au niveau des ROPs plus particulièrement lors de l’application d’un filtre antialiasing. AMD n’a jamais officiellement parlé d’un problème matériel mais les pertes de performances mesurables dans tous les jeux en attestent : les ROPs des R600 et RV670 sont boiteux… Dans le RV770, les ROPs ont été refondus et s’ils restent au nombre de 16, leur efficacité a fait l’objet de nombreuses attentions.

Le dernier grand changement intervient au niveau du bus mémoire externe qui se compose de 4 contrôleurs 64 bits qui confèrent un accès mémoire 256 bits conventionnel. Enfin, pas tout à fait étant donné qu’il s’agit des premiers contrôleurs de GDDR5. Concrètement, l’accès se fait avec un prefetch de 8 bits contre 4 bits avec la GDDR3. Pour une même fréquence de fonctionnement des puces, le débit est doublé par rapport à la GDDR3. L’emploi de la GDDR5 permet donc à ATI d’offrir un taux de transfert de plus de 100 Go/s avec un simple bus 256 bits.

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Alors que le GT200 a été conçu vraisemblablement avec peu de contraintes techniques et financières, le RV770 a été développé pour tirer la quintessence de chaque transistor et ainsi limiter les coûts au maximum. Attention, on ne peut cependant pas parler du RV770 comme un processeur au rabais ! L’examen des spécifications de la puce montre clairement que le fondeur s’est penché sur tous les défauts en les corrigeant de manière simple mais aussi astucieuse (voire audacieuse pour la GDDR5) et rentable.

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Au niveau des cartes, les Radeon HD 4850 et Radeon HD 4870 sont identiques aux fréquences près. Il n’y a donc pas de castration au niveau des unités et du bus mémoire comme chez NVIDIA. La petite « Radeon HD 4850 » overclockée se transformera donc « facilement » en une véritable Radeon HD 4870, un petit détail cher aux « passionnés » dont le budget est limité.


Autre contexte…

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Le contexte économique global a également beaucoup changé. Lors de nos nombreux sondages, nous avons souvent constaté que le budget « typique » alloué à une carte graphique est de l’ordre de 200 €. Il suffit de se référer au succès des GeForce 7900 GTO ou des GeForce GT(S) 512 Mo pour se rendre compte de l’intérêt porté sur les produits dans cette gamme de prix. Avec sa nouvelle politique qui vise à vendre dans les secteurs à fort potentiel, AMD propose la Radeon HD 4870 aux alentours de 230 € et sa petite sœur à moins de 150 €. Des tarifs très agressifs qui, en cette période de crise économique et énergétique, devraient séduire un grand nombre d’utilisateurs. Inversement, les GeForce GTX 280 sont proposés à des tarifs franchement élitistes. Malgré la baisse des prix consentie par NVIDIA, les GeForce GTX 280 ne devraient pas passer sous la barre des 400 € et les GeForce GTX 260 ne peuvent être vendus au même prix que les Radeon HD 4870.

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NVIDIA semble donc un peu à côté de la plaque avec ses nouveaux GPU mais aussi avec le SLI. Le constructeur a beau proposer le 3ways SLI et autres solutions haut de gamme, la tendance est aux processeurs Intel grâce aux Core 2 Duo et qui dit processeur Intel dit aussi chipset Intel. C’est une vérité première vérifiable dans n’importe quel forum ou chez le premier assembleur venu. Pour ATI, c’est une aubaine ! En effet, le CrossFire fonctionne sur n’importe quelle carte mère à base de chipset Intel avec deux ports PCI-Express au format 16x. Quand un CrossFire, c'est-à-dire les couples de Radeon HD 4850 et de Radeon HD 4870 coûtent respectivement moins cher qu’une GeForce GTX 260 et qu’une GeForce GTX 280, il y a de quoi réfléchir…

NVIDIA a également irrité ses partenaires, ses clients et les revendeurs en lançant de pseudos nouveaux produits tels que les GeForce 9800 GTX et GTX+ qui ne sont rien de plus que des GeForce 8800 GTS 512 Mo avec le support de l’aussi rare et cher qu’inutile 3ways SLI… Le marketing et la politique de NVIDIA auront donc bien terni l’image de marque de leur compagnie. On peut également souligner qu’auprès d’un grand nombre d’utilisateurs, NVIDIA ne bénéficie pas de la même sympathie qu’ATI. Ce dernier est souvent considéré comme « le bon » petit constructeur qui s’oppose au « méchant » géant NVIDIA… Le nouveau duel entre GeForce et Radeon débute donc dans un contexte assez inédit !

Configuration de test

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Nous avons réalisé les tests sous Windows XP étant donné que Windows Vista représente à peine 20% de nos lecteurs. Les utilisateurs de Windows XP restent largement majoritaires mêmes s’ils disposent déjà d’une carte graphique DirectX 10. La GeForce 8800 GTS 512 Mo reprise dans nos colonnes est le modèle MSI dont le GPU est cadencé à 730 MHz. Ses prestations sont comparables à celle des GeForce 9800 GTX et GTX vendues à un tarif plus élevé. En outre, elle a l’avantage d’être silencieuse. Les cartes testées sont issues directement du stock de revendeurs et nous remercions SHS Computer et HiTech PC pour le prêt des dernières GeForce et Radeon.

Matériel Asus P5Q Deluxe
Core 2 Extreme X9650
Corsair XMS3-1600 Dominator CL9 @ 1333 MHz CL7
Radeon HD 2900XT, Radeon HD 4850, Radeon HD 4870, GeForce 9600 GT, GeForce 8800 GT, GeForce 8800 GTS OC (MSI), GeForce GTX 280
Western Digital Caviar 500 Go WD5000AAKS
Dell 2407WFP
Noctua NU-U12P
Lian Li PC-B20B

Logiciel Windows XP SP3 + DirectX update
World In Conflict, qualité très élevée
Crysis, high, démo Harbor
Oblivion, qualité maximale (pas de HDR)
Enemy Territory : Quake Wars, qualité élevée
Company of Heroes, high
Half-Life² : qualité maximale
GRID : qualité maximale
Devil May Cry 4 benchmark : qualité maximale

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Performances

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World In Conflict est un jeu intéressant pour évaluer les performances des cartes. On constate que la GeForce GTX 280 est peu sensible aux filtrages et conserve un très haut niveau de performances. Mais elle n’est pas la seule ! En effet, la Radeon HD 4870 n’est pas en reste et elle ne se fait pas distancer par la GeForce GTX 280. La Radeon HD 4850 tient tête à la GeForce 8800 GTS 512 Mo OC. A noter également que si la Radeon HD 4870 supporte les filtrages sans broncher, sa petite sœur y est beaucoup plus sensible.

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Crysis est certainement le jeu qui sollicite le plus fortement les processeurs graphiques. C’est pour ainsi dire le seul titre qui permet à la GeForce GTX 280 d’étaler sa toute puissance. Si elle fixe de nouveaux jalons sans filtrage, elle ne permet pas vraiment de jouer en 1920x1200 avec antialiasing. Dans ce jeu, elle prend franchement le large et la Radeon HD 4870 n’est pas capable de suivre. La Radeon HD 4850 et la GeForce 8800 GTS 512 Mo OC sont au coude à coude.

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Oblivion montre clairement que les ROPs des Radeon HD 4800 ont bien été corrigés : finies les pertes de performances des Radeon HD 2900 XT. La Radeon HD 4870 talonne toujours la GeForce GTX 280 et la Radeon HD 4850 rivalise sans peine avec la GeForce 8800 GTS 512 Mo OC.

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Enemy Territory : Quake Wars repose sur le moteur de Quake IV qui a toujours été un terrain de prédilection pour les GeForce. Du coup, la GeForce GTX 280 est intouchable… A noter une fois de plus les faibles pertes de performances de la Radeon HD 4870 qui malgré une conception « économique » supporte très bien les filtres. La Radeon HD 4850 est distancée par la GeForce 8800 GTS 512 Mo OC mais avec AA et AF, elle reste au niveau de sa rivale.

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Company of Heroes, comme Quake Wars, permet aux GeForce de se détacher assez nettement. Cependant, à l’exception de la GeForce GTX 280, elles souffrent de l’activation des filtres. Les nouvelles Radeon HD 4800 ont exactement le comportement inverse et s’illustrent par leurs très bonnes performances quand l’AA et l’AF sont actifs. A croire que les dernières Radeon ont été taillées pour l’AA interne de ce jeu frappé du logo « The Way It's Meant To Be Played » !

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Half Life 2 Episode 2 repose sur le moteur Source Engine également employé par le très populaire Counter-Strike : Source. Il s’agit du seul jeu du panel qui n’est pas labellisé « The Way It's Meant To Be Played » mais même s’il n’est pas repris dans le feu programme « Get in the game » d’ATI, Valve a toujours soutenu ATI. Il démontre si besoin est qu’il y a franchement moyen de (dé)favoriser une architecture… Si aujourd’hui ce jeu est le seul soutenu par ATI ou plus exactement optimisé pour les Radeon, à l’avenir, le support de DirectX 10.1 pourrait inverser la tendance notamment si Blizzard choisi de supporter cette API dans ses prochains titres.

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GRID est le dernier opus de Race Driver qui fait suite aux multiples épisodes de TOCA. Le moteur graphique est des plus intéressants et rend graphiquement bien mieux que celui de DIRT dont il dérive. Dans GRID, la Radeon HD 4870 parvient à faire symboliquement mieux que la GeForce GTX 280. La Radeon HD 4850 est aussi très à l’aise et tient comme d’habitude tête à la GeForce 8800 GTS OC. A l’inverse, les GeForce 8800 GT et 9600 GT peinent réellement…

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Devil May Cry 4 est un portage sur PC du jeu PS3 de Capcom. La GeForce GTX 280 se montre toujours très à l’aise dans ce test assez gourmand en ressources (surtout en bande passante) au-delà du 1680x1050. La Radeon HD 4870 s’octroie la seconde place suivie par la Radeon HD 4850 qui n’a aucun mal à prendre le pas sur la GeForce 8800 GTS OC.

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Pas de surprises sur base de la moyenne des jeux. La GeForce GTX 280 est en tête dans tous les modes confondus. Elle est globalement très peu sensible aux filtres. Débarrassée de ses défauts, la Radeon HD 4870 n’est cependant pas loin derrière et se montre aussi à l’aise que la GeForce GTX 280 avec les filtres actifs. Si la Radeon HD 4850 s’incline devant la GeForce 8800 GTS 512 Mo OC en rendu de base, elle prend le dessus lorsque l’AA et l’AF sont utilisés.

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Nous avons testé les cartes dans le 3D Mark 2006 en 1680x1050 AA 4x & AF 8x afin de voir comment elles se comportaient dans les quatre jeux internes. On remarque que les Radeon HD 4800 sont très à l’aise dans les tests qui utilisent les Shaders Model 3 avec le HDR, l’anisotropic filtering et l’antialiasing. La Radeon HD 4870 est vraiment proche de la GeForce GTX 280 dans les jeux 3 et 4, nettement plus complexes que les deux premiers.

Consommation
La GeForce GTX 280 consomme très peu au repos mais on ne peut pas en dire autant de la Radeon HD 4870 qui ne fait pas mieux que la Radeon HD 2900 XT. La GeForce 8800 GTS 512 Mo OC et la Radeon HD 4850 consomment autant l’une que l’autre au repos. En charge, nous avons relevé la consommation la plus élevée durant le test de Crysis. La GeForce GTX 280 étant la plus puissante, il n’est pas étonnant que ce soit aussi la plus énergivore. La Radeon HD 4870 occupe la seconde place (la Radeon HD 2900 XT étant présente à titre indicatif). Plus performante que la GeForce 8800 GTS 512 Mo OC, la Radeon HD 4850 consomme moins en charge. Elle signe sont un très bon bilan global.

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Bruit
Le bruit ou plutôt le silence est un critère de plus en plus déterminant dans le choix d’une carte graphique. Au repos, les cartes sont toutes très discrètes et ne troublent pas le silence de notre configuration de référence (vraiment très discrète). Notre mesure du bruit se fait à 15 cm du boîtier (à mi-hauteur) avec le panneau latéral déposé. En charge durant Crysis, deux cartes se détachent et nous leur attribuons le titre de cartes silencieuses : la GeForce 9600 GT et la GeForce 8800 GTS OC. Les Radeon HD 4800 sont aussi très discrètes mais pas assez pour que nous les qualifions de totalement silencieuses. Mais si le bruit dégagé par la Radeon HD 4870 est généralement moins élevé que celui de la Radeon HD 4850, la vitesse de son ventilateur varie souvent et cette variation est plus gênante que le bruit lui-même. Elles sont cependant bien moins dérangeantes que les GeForce 8800 GT. La GeForce GTX 280 continue sur la tendance introduite par les GeForce 9800 GTX : une augmentation non négligeable du niveau sonore. Sans être aussi désagréable que la pénible Radeon HD 2900 XT, la GeForce GTX 280 est franchement « envahissante » sur le plan sonore. A sa décharge, le bruit lui-même bien que très présent n’est pas spécialement irritant.

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En pratique…
La GeForce GTX 280 est une carte à l’image de son GPU : imposante ! Complètement carénée dans une coque noire, son PCB n’est même pas visible. Sa grande taille la rend difficile à monter dans un boîtier et elle entre de justesse dans notre Lian Li B20B. Détail amusant, le carter du ventilateur a deux pastilles en caoutchouc qui font office de « pare-choc ». La GeForce GTX 280 rejette la totalité de l’air chaud à l’extérieur du boîtier évitant ainsi de réchauffer outre mesure les composants et l’air alentour. Outre son niveau sonore élevé en charge, le VRM chuinte de manière très audible quand la carte dépasse les 150 fps dans les jeux où la synchronisation verticale est désactivée. Il ne s’agit pas d’un cas isolé, deux cartes de marques différentes se sont comportées de manière identique. A noter également qu’il faut absolument brancher un connecteur 6 broches et un connecteur 8 broches. Avec deux 6 broches, le PC ne démarre pas… Un comble quand NVIDIA se moquait du connecteur 8 broches de la Radeon HD 2900 XT (qui elle fonctionnait avec deux connecteurs 6 broches). Au niveau des pilotes, les GeForce ont pris du poids et la série actuelle 17x.xx n’est franchement plus aussi rapide au chargement que par le passé. Nous n’avons aucun bug ni la moindre remarque à souligner à propos des drivers.

Les Radeon HD 4800 sont nettement plus courtes et leur montage bien plus facile surtout celui de la 4850. Par contre, en raison de son système de refroidissement simple slot, elle rejette l’air réchauffé dans la tour et un panneau latéral avec ouïes d’aération est recommandé pour éviter la montée en régime du ventilateur. La Radeon HD 4870 expulse la totalité de l’air chaud hors du boîtier. Avec la Radeon HD 4870 tout comme avec la GeForce GTX 280, un bon moyen de contenir la vitesse du ventilateur consiste à amener de l’air frais au ventilateur de la carte graphique… Côté pilotes, les Catalyst et le Catalyst Control Center nous ont agréablement surpris : le chargement du panneau de contrôle charge à présent quasiment aussi rapidement que celui des GeForce.

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A défaut de bugs, les Catalyst sont truffés de fautes d'orthographe !


Conclusion

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La GeForce GTX 280 confirme qu’elle est bien la carte de tous les superlatifs : la plus grosse, la plus complexe, la plus performante mais aussi la plus encombrante, la plus bruyante, la plus gourmande et surtout la plus chère (de 460 € à plus de 500 €). Des points faibles qui pèsent lourd par rapport aux avantages surtout que la Radeon HD 4870 vient jouer les trouble-fêtes. En effet, si la Radeon HD 4870 est un peu en retrait par rapport à sa rivale, elle est surtout beaucoup moins chère (230 €) et nettement plus discrète. Sa seule contrepartie est une consommation importante au repos. La Radeon HD 4850 (moins de 160 €) est la révélation de ce comparatif : elle ne souffre d’aucun point faible. Ses prestations la mettent en concurrence avec la GeForce 8800 GTS OC MSI ainsi que les GeForce 9800 GTX et GTX+ (220 à 230 €). Ces dernières sont au moins 30% plus chères et nettement plus bruyantes et donc dans l’état actuel des choses sans le moindre intérêt ! Seules les GeForce 8800 GTS 512 Mo peuvent encore tirer leur épingle du jeu en raison d’un prix inférieur à 200 € et un silence de fonctionnement plus qu’appréciable. Particulièrement intéressante à son lancement, la GeForce 9600 GT est aujourd’hui caduque.

Avec ses Radeon HD 4800, ATI revient sous les feux de la rampe grâce à un rapport prix/performances exceptionnel ! La recette du succès est simple, astucieuse et audacieuse : une conception judicieuse du GPU combinée à une technologie de gravure en 55 nm, la correction des défauts de la génération précédente et l’emploi de la GDDR5 pour augmenter significativement la bande passante sans grever le budget avec un bus 512 bits aussi coûteux que complexe. Enfin débarrassées des mauvais héritages du passé, les Radeon HD 4800 arrivent alors que les Core 2 Duo et les cartes mères à chipset Intel se vendent à la pelle et ouvrent la voie du CrossFire.

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Les GeForce GTX ne présentent actuellement aucun intérêt, un CrossFire de Radeon HD 4870 étant à la fois moins cher et certainement nettement plus performant. Face à ce manque d’engouement et à des ventes plus que faibles, plusieurs revendeurs locaux ont déjà fortement revu leurs commandes de GeForce GTX 280 à la baisse. Il reste à épingler le GeForce GTX 260 à ce comparatif avant de nous prononcer sur son éventuel intérêt. Mais compte tenu des prestations de la Radeon HD 4870 qui n’a pas à rougir face à la GeForce GTX 280, la GeForce GTX 260 moins performante que sa grande sœur, devrait s’incliner. To^^^^ois les récentes et importantes baisse de prix lui confèrent aujourd'hui plus d'intérêt (moins de 300 €) qu'au début de la rédaction de l'article. Cependant, tant qu'elle sera plus coûteuse que la Radeon HD 4870, la GeForce GTX 260 restera moins intéressante.

Radeon HD 4850 : 10/10
Pour :
Rapport prix/performances exceptionnel, prix « ridiculement faible », niveau sonore, consommation très raisonnable, simple slot, DirectX 10.1
Contre : Rien à signaler

Radeon HD 4870 : 9,5/10
Pour :
Rapport prix/performances exceptionnel, niveau sonore, DirectX 10.1
Contre : Consommation au repos, variation de vitesse du ventilateur.

GeForce GTX 280 : 7/10
Pour :
Très bonnes performances, faible consommation au repos
Contre : Bruit en charge, encombrement, prix prohibitif², DirectX 10, VRM qui chuinte.

² : Alors que nous bouclons, le prix est en chute libre, mieux vaut attendre avant d'acheter.

source : http://www.tt-hardware.com/modules.p...icle&sid=11792