Selon l’ARH

Une hausse des prix du carburant n’est pas à écarter

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C’est l’Exécutif qui décide de la hausse, voire des marges des prix des carburants à la pompe, sur proposition éventuelle de l’ARH .

Désormais, la distribution des carburants et autres produits pétroliers est ouverte à la concurrence. Deux décrets viennent d’être adoptés à ce propos, par le Conseil de gouvernement. Naftal n’est plus le seul et unique distributeur des hydrocarbures. Mieux, tout opérateur se lançant dans ce créneau est en mesure d’assurer la distribution de détails mais aussi de gros des produits pétroliers. Il peut même s’en approvisionner directement à partir des raffineries.

En termes plus clairs, au lieu d’aller à Naftal pour acheter des carburants ou passer une commande et être livré à la station, l’opérateur, national soit-il ou étranger, peut se déplacer à l’entreprise, acquérir ces produits pétroliers et en assurer lui-même la distribution sur son propre réseau. Deux dispositifs ont été mis en œuvre dans le cadre de ce décret. Le premier permet de réguler les prix et les marges bénéficiaires aux différents stades de distribution. Le second vise à compenser les coûts ou les surcoûts de distribution par rapport aux points principaux d’approvisionnement.

Il s’agit en fait d’une caisse de compensation pour supporter les coûts sur les distances les plus éloignées. Car l’objectif recherché est de maintenir les prix des produits pétroliers fixes tels que décidés par l’exécutif. C’est ce qu’explique M. Nordine Cherouati, président du comité de direction de l’autorité de régulation des hydrocarbures. Intervenant sur les ondes de la radio Chaîne III, M. Cherouati affirme que la tutelle a ouvert les installations de stockage et les pipelines de transport de produits pétroliers à l’accès aux tiers.

Toutes les livraisons effectuées à une distance de plus de 100 km, au-delà du dernier point de stockage ou de conditionnement, pour ce qui est du butane ou du propane, il est versé au distributeur une certaine somme d’argent qui lui évitera les pertes dans l’exercice de son activité. Le tarif unique des produits pétroliers représente environ 75% de la marge actuelle de gros. Le reste va à la distribution de gros. Si ces prix sont considérés insuffisants, ils sont systématiquement réajustés.

Mais, indique ce responsable, ce réajustement au niveau de la station de services où à la marge de gros, se fait à travers quelques centimes/litre uniquement. En d’autres termes, si l’on vend 8 millions de tonnes de produits, soit 10 millions de m3 ou 10 milliards de litres et on augmente d’un centime, c’est 10 milliards de centimes qui sont perçues dans la cagnotte.

Antérieurement, indique Nordine Cherouati, le gouvernement fixait par décret exécutif, le prix du brut, entrée raffinerie, les prix des produits pétroliers sortie de raffinerie, la marge de gros et celle de détails jusqu’à l’entrée de station de service.

“Aujourd’hui, nous changeons de régime de par la loi dans son article 9, l’État fixe le prix du pétrole brut entrée raffinerie. C’est-à-dire, il régule les tarifs pétroliers à partir du brut seulement. Et en ce qui concerne la raffinerie, la distribution de gros, les coûts de stockage et ceux de détail, un système de marges a été mis en place. L’autorité de régulation a la charge, d’ailleurs, de déterminer ces marges en concertation avec les opérateurs concernés”, souligne le président de cette instance. Ces marges sont arrêtées de sorte à ce que ces opérateurs puissent faire de bonnes affaires.

source : http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=97434