Cliquer ici pour agrandirDisponibilité, coûts exorbitants et mauvaises prestations

Les vacances de l’arnaque

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La fréquentation des sites touristiques, à mi-saison, n’a pas connu de hausse significative par rapport à 2007. De nombreuses raisons liées à la qualité et au prix des services découragent sans doute nombre de familles.

Il fait chaud, c’est normal ! Nous sommes de plain-pied dans l’été. Bilan provisoire pour la mi-saison estivale : pas d’amélioration sensible constatée dans le secteur du tourisme comparé à l’été dernier. Chaque année, nous subissons cette saison les bras croisés. Tous les Algériens veulent aller à la plage. C’est légitime. Mais pour cela, il faut des services, des complexes, des stations balnéaires, des hôtels, des parkings, enfin toute une organisation et, bien entendu, des infrastructures adéquates.

Que faire alors dans un pays où on ne peut même pas s’offrir le luxe des vacances, appelons-le ainsi, car il le devient lorsque rien n’est disponible, même pas le temps d’un week-end ? Eh bien, la solution est simple : les plus rapides vont réserver, six mois à l’avance dans le peu de complexes existants sur les 14 wilayas côtières, alors que d’autres se contenteront d’aller à la plage à chaque fin de semaine. Les adeptes de la route opteront pour la Tunisie, tandis que ceux qui restent, passeront l’été à se rouler les pouces dans leur quartier.

En effet, avec tout ce que recèle notre pays comme sites naturels, 1 200 kilomètres de côte féerique, l’Algérie occupe la troisième position en tant que pourvoyeur de touristes en Tunisie après la Libye et la France.

Ce sont presque 7 000 à 8 000 personnes/jour à franchir les frontières en haute saison. L’explication est claire : les Algériens choisissent cette solution pour des raisons que tout le monde connaît : les complexes touristiques, l’accessibilité financière, la proximité, l’ouverture des frontières… Sachant que le produit demandé par nos concitoyens, en cette saison, est beaucoup plus porté sur le tourisme balnéaire, la thalassothérapie, les sports nautiques et un divertissement varié au goût de toutes les tranches d’âge. Pourtant, le gouvernement algérien a investi dans la construction de complexes touristiques depuis les premières années de l’Indépendance.

Le célèbre architecte et urbaniste français, Fernand Pouillon, avait construit une centaine de sites dans plusieurs villes. À titre d’exemple, on citera les complexes de Moretti, Zéralda, Sidi-Fredj, le CET, ou encore celui de Tichy à Béjaïa et les Andalouses à Oran… Ce sont de vrais bijoux architecturaux qui s’étendent sur plusieurs hectares.

À cette époque, il suffisait d’utiliser la fameuse formule des dépliants touristiques des années soixante, “L’Algérie, pays aux mille contrastes”, pour frapper l’imaginaire des estivants de tout horizon, sauf que la magie de ce slogan a cessé d’opérer à la fin des années 70-début 80. On sait ce que sont devenus alors ces complexes et stations balnéaires (lire en page 2).

Des prix exorbitants, une prestation de service quasi inexistante et des clients insatisfaits, voilà ce qui ressort du début de la saison estivale. Les Algériens n’ont pas le choix, même à coût fort, ils n’en ont jamais pour leur argent.

source : http://www.liberte-algerie.com/edit....2%80%99arnaque