Un car de marque Hyger de 54 places venant d’Oran et allant vers Frenda est entré en collision avec un fourgon J5 transportant des voyageurs entre Sig et Zahana. Le bilan dressé par la Gendarmerie nationale et communiqué ce jour-là à 18h faisait état de la mort de 18 personnes dont trois n’avaient alors pu être identifiées, et 21 blessés dont neuf évacués vers le CHU d’Oran dans un état jugé très grave. Trois d’entre eux devaient malheureusement succomber à leurs blessures, suivis le lendemain à 10 heures par une femme (S. Fatima âgée de 51 ans) puis une fillette de 10 ans (H. Atka) qui était prise en charge au centre de chirurgie infantile) de l’hôpital d’Oran. Le bilan est passé ainsi à 23 morts.
L’enquête de la Gendarmerie a établi que le car effectuait un dépassement dangereux quand il s’est trouvé subitement face au fourgon qui a été littéralement broyé et la plupart de ses occupants affreusement mutilés. Des passagers du car ont confirmé par la suite que leur chauffeur, âgé de 36 ans, était pleinement fautif et responsable de la survenue de ce drame.
Devant cette énième tragédie de la route et son bilan catastrophique, le commandement de la Protection civile a réquisitionné 65 pompiers et déployé le plan Orsec. Les victimes ont été extraites, difficilement, du tas de ferraille du véhicule et dirigées, selon les cas, vers les structures sanitaires appropriées. Par ailleurs, une fois l’état d’alerte donné, des urgentistes des hôpitaux voisins se sont dépêchés vers les urgences pour prêter main forte. Il faut dire que la gravité de l’accident et des blessures de certains laissaient présager, avant-hier, que le macabre bilan demeurait ouvert. Et cela n’a pas été démenti puisque cinq autres victimes venaient alourdir le premier qui faisait état de 18 morts.
Toujours est-il, à peine le drame connu, les autorités locales se sont immédiatement rendues sur les lieux où les nombreux éléments de la Protection civile et les gendarmes activaient, les uns désincarcérant les morts et les blessés et les évacuant aussitôt, les autres réglant la circulation et lançant leurs premières investigations. Le wali, en congé, était, nous a-t-on dit, régulièrement informé de la situation, supervisant ainsi les secours en cette dramatique circonstance. La route nationale n°04, particulièrement le tronçon entre Sig et Tlélat, est devenue une voie à grands problèmes assez fréquents pour que les pouvoirs publics en prennent conscience, car, d’emblée, malgré les causes directes des accidents de la circulation, qui trouvent toujours un fautif et une victime, c’est l’exiguïté de la voie qui est remise en cause devant un parc qui s’accroît de plus en plus.
Aïd K. et Hasna Y. — la vois de l’Oranie