Les coulisses du 1er jour de ramadhan:
des enfants cherchent leur dîner dans les poubelles


01.09.2008

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Dans un calme inhabituel qui prévalait dans la capitale, la matinée du premier jour du mois sacré de Ramadhan s’apprêtait à nous révéler les profondes disparités sociales de la société algérienne.


D’abord, des enfants éparpillés vers 8 heures du matin au milieu d’immondices… La situation est dramatique, poignante…Le même scénario se produit sensiblement à la même heure à Said Hamdine, puis Kouba, sous l’œil indifférent des passants qui eux aussi se sont levés tôt mais qui ont d’autres préoccupations: les achats en prévision de la rupture du jeûne.

La déambulation d’Echorouk parait se situer dans deux mondes totalement différents. Les enfants dont l’âge oscille entre six et dix ans ne recherchent pas de jouets dans les décharges pour s’amuser, c’est ce que dit Walid, neuf ans, issu d’une famille pauvre : «chercher dans les ordures est un de nos devoirs quotidiens». A une question sur le mois de ramadhan, il avoue :« ma mère dit qu’il faut se débrouiller pour avoir le nécessaire pour la rupture du jeûne, j’ai demandé à mon frère à ce que nous allions mendier, mais il a refusé donc la seule autre alternative est de fouiller les ordures….nous sommes habitués».

Des enfants rencontrés dans différents quartiers ont une activité identique: rechercher dans les poubelles des autres tout ce qui peut être récupéré et consommé. Ils choisissent de commencer leur quête tôt le matin pour préserver un tant soit peu une once de dignité.


Pas loin d’où se déroule la fouille "vitale", le boucher du quartier enregistre une affluence inhabituelle. Une file interminable de clients attendant leur tour pour acheter de la viande.

La viande ? Un luxe inaccessible pour les démunis qui espèrent bien moins que cela… mais qui s’en soucie en ce mois censé être celui de la solidarité, de la charité et de la miséricorde ?

source : http://www.echoroukonline.com/fra/actualite/1956.html