Le numéro 1 mondial de l’acier veut renforcer sa présence sur le long terme dans le pays
Arcelor Mittal envisage d’investir 2,5 milliards de dollars en Algérie

Le groupe Arcelor Mittal, numéro 1 mondial du fer et de l’acier, veut renforcer sa présence en Algérie pour le long terme, a indiqué le président-directeur général (P-DG) de l’usine de Annaba dudit groupe. Il prévoit à, cet effet, des projets d’investissement de grande envergure dans la production d’acier et le développement de l’exploitation du minerai de fer, a précisé à l’APS M. Bernard Bousquet. Le premier projet devant être lancé dès l’aboutissement des discussions en cours entre les pouvoirs publics algériens et le groupe Arcelor Mittal concerne la réalisation à Jijel d’installations industrielles pour la production d’acier pur (pré-réduit) et d’une centrale électrique, a indiqué la même source. Le site destiné à abriter ce projet d’un coût d’investissement de 2,5 milliards de dollars a été déjà choisi, a-t-il indiqué avant d'ajouter que le groupe a été également sollicité par les pouvoirs publics algériens pour réaliser une étude préliminaire de faisabilité du minerai de fer du gisement de Gara Djebilet (Tindouf). “Ce choix n’est pas fortuit dans la mesure où le groupe Arcelor Mittal dispose de savoir-faire et d’une expérience dans ce domaine”, a souligné M. Bernard Bousquet. Le géant mondial du fer et de l’acier prévoit aussi la poursuite des investissements sur son site de Annaba et au niveau des gisements de minerai de fer de Ouenza et Boukhadra (Tébessa) dans la perspective d’atteindre ou de se rapprocher de deux millions de tonnes d’acier liquide par an, a-t-il encore ajouté. Cet effort d’investissement cible également la réorganisation des dépôts de distribution des produits sidérurgiques de l’usine Arcelor Mittal de Annaba dans le but de répondre aux attentes du marché algérien, même en recourant aux importations, a indiqué M. Bernard Bousquet. Arcelor Mittal de Annaba compte réaliser durant l’année 2008 un million de tonnes d’acier liquide, soit 200 000 tonnes de moins que l’exercice précédent, a-t-il fait savoir, expliquant que cette chute de la production “est due aux incidents techniques enregistrés au niveau de deux installations stratégiques, en l’occurrence une aciérie et un haut fourneau”.

source : http://www.liberte-algerie.com/edit....20Alg%C3%A9rie