Après avoir acheté une licence en Corée du Nord
Orascom Télécom tâte le marché canadien

dimanche 31 août 2008 par Abderrafiq KHENIFSA

Alors que tout le monde parle de la vente de la licence mobile d’Orascom Télécom Algérie à France Télécom, Naguib Sawiris s’en va carrément au Canada pour investir dans un marché nous dit-on très important.


« Nous sommes très heureux de cette possibilité de développer une présence au Canada, un pays avec un profil de croissance très intéressant, un taux de pénétration de la téléphonie mobile inférieur à celui d’un certain nombre de pays dans lesquels nous avons une licence, un très haut ARPU et seulement un opérateur offrant des services GSM. Au cas où le Canada accorderait un permis au nouvel opérateur canadien, OTH offrira son expérience dans le mobile, et Globalive communication mettra à disposition sa base clientèle et son expérience du marché pour fournir au Canada une nouvelle offre de mobile », a commenté Naguib Sawiris, président et CEO de OTH, en ajoutant que « le développement de cette entreprise est en ligne avec notre stratégie d’investissement dans les pays à forte croissance qui offrent des rendements supérieurs à nos actionnaires ». Orascom Telecom Holding S.A.E., plus connu sous le générique de OTH, a annoncé le 22 de ce mois sa participation à un consortium en vue de créer un nouvel opérateur sans fil canadien. Le nouvel opérateur sans fil canadien a provisoirement gagné le spectre AWS - services sans fil évolués - du Canada à l’exception du Québec. Pour qu’il y ait attribution définitive, il faut qu’une approbation réglementaire soit accordée par le ministère de l’Industrie canadien. Il faut tout de même savoir que le nouvel opérateur sans fil a offert 442 millions de dollars canadiens. Pour ce faire, OTH a uni ses forces avec Globalive Communications Corporation, avec une contrainte de taille, celle de ne pas pouvoir prendre le contrôle du nouvel opérateur télécom selon les spécificités et exigences réglementaires sur les communications du droit canadien. Juste après cela du buzz. Selon notre confrère canadien « Presse affaires », le ministère de l’Industrie (Canada industry) a demandé à Globalive Wireless LP, qui ambitionne de devenir un fournisseur national, de cesser d’accorder des entrevues au cours des prochaines semaines. En effet, selon les règles édictées par l’Industry Canada, les 15 sociétés qui ont remporté des licences sans fil n’ont pas le droit de communiquer entre elles pendant les 30 jours suivant la fin de l’enchère, pour des raisons de concurrence. Il faut dire que l’enjeu est considérable, car il s’agit de concurrencer les géants Bell, Rogers et Telus qui activent fortement au Canada. Et tout ça en vue d’offrir plus de choix - et éventuellement de meilleurs prix - aux consommateurs. Pour l’entreprise torontoise, Globalive devra, pour bâtir son réseau, mettre sur la table quelque 2 milliards de dollars, et elle compte sur l’expertise de son partenaire égyptien d’autant plus qu’Orascom jouit d’une relation privilégiée avec les fournisseurs d’équipements de télécoms. Ce qui pourrait permettre à Globalive de bâtir son réseau à bon prix. Pour rappel, la vente aux enchères a commencé le 27 mai dernier et a été lancée par le gouvernement fédéral pour accroître la concurrence dans le marché des télécoms au Canada. Enfin, le Canada a une population de plus de 33 millions, avec une pénétration de la téléphonie mobile d’environ 60 % et un ARPU d’environ 55 dollars canadiens.

Post Scriptum :
A savoir Globalive Communications Corp., dont le siège social est situé à Toronto, Ontario, Canada, est devenu rapidement un des plus importants fournisseurs de solutions de télécommunication de nouvelle génération à l’échelle mondiale. Globalive conçoit et fournit des solutions innovatrices et des services de télécommunication de première classe taillés sur mesure à un large éventail de clients des secteurs de la consommation, des entreprises et du tourisme à travers le monde. Globalive fournit des services à plus d’un million de clients par l’intermédiaire de différentes marques telles que Yak Communications.

source : http://66.221.192.192/spip.php?article1023