Les forces de sécurité ont asséné un coup très dur, mercredi soir, au sommet de l’organisation terroriste El-Qaïda au Maghreb, en éliminant le conseiller militaire de Droudkel, «l’émir» national de l’ex -^^^^, reconverti en ramification locale du terrorisme islamique international.
Il s’agit, selon plusieurs sources concordantes, d’un dénommé Selami, originaire des Issers, qui a été repéré par les forces de sécurité sur le territoire de la commune de Tadmaït, à 20 km à l’ouest de Tizi- Ouzou, entre Draâ Ben- Khedda et Naciria, au pied de Sidi-Ali Bouneb, l’un des monts forestiers prisés par les hordes terroristes pour les possibilités de repli et les facilités de transit qu’il offre vers d’autres repaires terroristes, situés au sud et au nord de Tizi-Ouzou et même vers les wilayas voisines. Ces régions fortement boisées, à l’habitat épars, peu ou pas du tout couvertes par les forces de sécurité, offrent aux terroristes, notamment depuis le désarmement des Patriotes et des GLD, des facilités de mouvement et de séjours suffisamment prolongés pour se refaire une santé, en attendant les ordres de la hiérarchie et l’élaboration d’autres plans macabres par leurs chefs sanguinaires. Contre ces hordes qui dressent des faux barrages, rackettent les commerçants, kidnappent des entrepreneurs, sèment la terreur parmi la population, des citoyens désarmés, instruits par la mésaventure des Patriotes et des GLD, ne peuvent rien ou pas grand-chose. Ils n’ont même plus confiance pour signaler la présence menaçante de terroristes aux alentours de leurs villages. Le désormais ex-conseiller militaire de Droudkel aurait été repéré par les services de sécurité en compagnie, au moins, de deux autres sanguinaires, qui auraient réussi à prendre la fuite à la faveur de l’accrochage, abandonnant leur acolyte, Selami. Sur son cadavre, on a récupéré un kalachnikov, des minutions, un portable et, semble-t-il aussi, des documents de l’organisation criminelle. Certaines sources pensent que le conseiller de «l’émir» national se serait détaché du groupe encerclé dans la foret d’Aït-Yahia Moussa, réussissant, avec ses acolytes, à franchir le cordon dressé, le 1er de ce mois, par les forces de l’ordre autour d’une dizaine de terroristes dans ces lieux limitrophes de Sidi-Ali Bouneb. Si c’est le cas, ce conseiller en sales besognes n’aura pas été bien loin car la vigilance des forces de sécurité de Tadmaït, où se trouvent l’armée, la gendarmerie et la police, a mis un terme à sa science macabre et à sa course, visant le plus grand nombre de victimes innocentes. Ce natif des Issers, qui, de par sa fonction au sein de ces hordes d’assassins, n’est pas étranger au carnage devant l’Ecole des officiers de la Gendarmerie nationale de la même localité, vient de payer tous ses actes criminels.
B. T.

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