Elkhabar
La politique algérienne…de contradiction en contradiction !

Si on prend au sérieux les directives du Président de la République données à ses ministres lors des séances d’évaluation nocturnes, on peut se rendre compte que la politique économique générale du pays se dirige vers une économie dans laquelle l’Etat joue un rôle axial, similaire à l’économie socialiste appliquée par notre pays durant les années 70.

Pour nous conforter dans notre raisonnement, le leader de la centrale syndicale, Sidi Said, a déclaré il y a quelques semaines que l’Etat allait garder 51% de toute les entreprises privatisées. Cela signifie donc que ce dernier aura toujours le monopole de ces entreprises et vu la position de Sidi Said et de son syndicat dans le schéma de l’Etat, sa sortie ne peut pas être individuelle ou indépendante d’une quelconque volonté…une déclaration qui peut être facilement liée aux directives du Président en particulier celles après la rencontre avec Temmar, ministre de l’Industrie et de la Promotion des Investissements !

Du côté pratique les autorités, et pour concrétiser ce monopole sur les entreprises à privatiser ont concédé 100%, pour ne pas dire, ont totalement bradé une entreprise nationale à une compagnie française ! Serait-on devant une contradiction entre les dires et les faits ou bien les propos de Sidi Said ne sont que pure fabulation ? Dans tous les cas de figure, chacun peut s’interroger s’il existe une autorité supérieure à celle du Président de la République ? D’autres parties vont jusqu’à affirmer que dès qu’il s’agit de la France, toutes les positions et instructions reculent ! Devant cette situation le citoyen algérien reste plus que perplexe quant à son avenir et celui de son pays, et les étrangers, à part les française, demeurent incapables de comprendre la politique algérienne !

source : http://www.elkhabar.com/quotidienFrEn/?idc=144