Audition du chef de l’état consacrée au secteur de la petite et moyenne entreprise
Trois PME sur quatre sont privées

Le gouvernement devra présenter avant la fin de l’année un plan de mise à niveau des PME.

Dans le cadre des auditions annuelles qu’il dirige sur les activités des différents départements ministériels, M. Abdelaziz Bo^^^^^ika, président de la République, a présidé une réunion restreinte d’évaluation consacrée au secteur de la petite et moyenne entreprise et de l’artisanat, a indiqué le communiqué de la Présidence citée par l’APS. Le rapport présenté à cette occasion par le ministre de la Petite et Moyenne entreprise et de l’Artisanat a porté sur les efforts consentis par l’État dans la promotion et le développement des petites et moyennes entreprises et des activités artisanales, et sur les étapes franchies dans la croissance du secteur, ainsi que les contraintes rencontrées et les mesures prises pour conforter la dynamique de développement de ce secteur. Le nombre de PME s’élève à près de 294 000 PME privées en 2007, employant plus d’un million de personnes, notamment dans les filières du bâtiment, des travaux publics, des transports, de la communication et de l’industrie agroalimentaire, dont plus de 24 000 PME nouvellement créées par rapport à 2006. Le nombre de PME privées attendu à fin 2008 sera plus de 320 000, employant 1 150 000 personnes environ. Il est noté la prédominance des PME privées à hauteur de 71,5% dans la sphère économique réelle, se traduisant par l’émergence de branches d’activités structurées autour des services à hauteur de 45,9%, du bâtiment et travaux publics à hauteur de 34%, et des industries au niveau de 18,4%. Pour sa part, le secteur de l’artisanat a enregistré 120 000 activités artisanales nouvelles générant 40 000 emplois en 2007. Le secteur totalise 144 350 activités correspondant à plus de 288 000 emplois. Les deux dispositifs de garanties (Fonds de garantie et Caisse de garantie des crédits à l’investissement) ont facilité l’accès aux crédits bancaires. Dans son intervention, le président de la République a d’abord relevé l’évolution appréciable des petites et moyennes entreprises, qui ont connu un rythme de développement de l’ordre de 10% annuellement depuis le début de cette décennie. Le chef de l’État a ajouté que la petite et moyenne entreprise doit, cependant, aller vers un essor plus soutenu, à la mesure des besoins réels du pays en matière d’emplois ainsi que d’outils de production et de réalisation. “L’État, qui a mobilisé ses moyens durant ces dix dernières années pour rattraper les retards de développement du pays, entend appuyer davantage, durant les cinq années à venir, un développement substantiel de la petite et moyenne entreprise”, a déclaré le président Abdelaziz Bo^^^^^ika. À ce titre, le gouvernement a été chargé de dynamiser davantage les mécanismes de garantie du crédit aux PME, des mécanismes que l’État a mis sur pied mais qui ne sont pas encore suffisamment exploités. De la même manière, il doit veiller à donner un nouvel élan à la mise à niveau des entreprises, sur des bases plus rationnelles. “J’attends du gouvernement la présentation à la fin de l’année d’un plan d’actions accompagné de propositions concrètes pour la dynamisation du développement et de la mise à niveau des PME”, a indiqué le chef de l’État, qui ajoute : “Les opérateurs doivent s’attacher à moderniser leur outil de production, à requalifier leurs main-d’œuvre et à s’engager dans tous les secteurs où une demande réelle existe, qu’il s’agisse de l’outil de réalisation, de l’amélioration des services ou de la sous-traitance.” Le texte n’insiste pas sur l’accès difficile pour nombre de PME au crédit bancaire, ni sur la concentration de ce tissu dans les services et le bâtiment, faute de régulation. L’industrie compte peu de PME. Il n’insiste pas également sur les chiffres annuels de création et de perte d’emploi dans ce secteur, ni sur sa contribution à la richesse nationale.

source : http://www.liberte-algerie.com/edit....nt%20priv%E9es