Un nouveau vaccin introduit dans le calendrier national de vaccination

03.10.2008

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Le vaccin contre l'haemophilus influenzae B (HIB) a été introduit dans le calendrier national de vaccination pour les enfants dès l'age de 3 mois et sera mis en application à compter du 11 octobre prochain, a annoncé, dimanche à Alger, un responsable ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière.


"Ce nouveau vaccin contre le bacille HIB a pour objectif d'améliorer la santé de nos enfants et de les prémunir contre des maladies graves voire mortelles telles que la méningite et la pneumonie", a indiqué le Dr. Fourar Djamel, sous-directeur de la santé mère-enfant, lors d'un point de presse.

Il a précisé que ce vaccin, introduit par instruction ministérielle au calendrier vaccinal déjà existant, sera administré aux enfants qui atteindront l'âge de 3 mois, le 11 octobre 2008 et recevront ensuite une 2e dose à 4 mois, une 3e à 5 mois et bénéficieront d'un rappel à 18 mois.

Il a indiqué que ce vaccin sera administré dans une même seringue que le vaccin contre le DTC (Diphtérie-Tetanos-Coqueluche) précisant que ce vaccin est le plus utilisé dans le monde et donne de meilleurs résultats après la 3e injection.

Le Dr. Fourar a également relevé que ce nouveau vaccin est très coûteux, soit 700 millions DA à raison de 268,55 DA la dose. "Alors que l'ancien calendrier vaccinal coûtait à l'Etat 250 millions DA, avec l'introduction de ce nouveau vaccin son coût total s'élèvera à 950 millions DA", a-t-il dit.

De son côté la responsable du programme vaccination, le Dr. Bembermou Leila a tenu à souligner que le bacille HIB est la cause majeure de mortalité dans le monde chez l'enfant de moins de 5 ans et que 52 % des mortalités par méningites sont causées par le HIB qui peut causer d'autres maladies graves notamment chez les enfants âgés de 4 à 18 mois.

Elle a to^^^^ois assuré que l'incidence des méningites bactériennes purulentes a connue une baisse significative en algérien, passant de 7,16 cas pour 100.000 habitants en l'an 2000, à 1,87 cas pour 100.000 habitants en 2007, relevant que 23,9% de ces méningites bactériennes purulentes sont dues au HIB.

Le Dr. Bembermou précisé aussi que la transmission du HIB se fait par les sécrétions respiratoires, précisant que le germe se propage par la toux et les éternuements des malades qui projettent des gouttelettes dans l'air inhalées par les autres. Elle a affirmé également que des séquelles graves ont été observées dans 28% de cas de méningites à HIB tels que la surdité (20%), les troubles de langage (15%), le retard mental (11%) et le retard du développement moteur (7%).

source : http://www.echoroukonline.com/fra/sante/2208.html