1er Salon d’Automne
Vers une création d’un marché de l’art !

À compter du 23 octobre et ce, jusqu’au 23 janvier 2009, 53 artistes plasticiens, venus des quatre coins de l’Algérie, exposeront leurs œuvres (entre peintures, sculptures et photographies) au Palais de la culture, dans le cadre de la 1re édition du Salon d’automne. Lors d’un point de presse, organisé hier au Palais de la culture, sa directrice, Mme Mehadjia Bouchentouf, ainsi que le commissaire du Salon d’automne, l’artiste Amor Idriss Lamine Dokman, ont rappelé leurs motivations, leurs accomplissements et les différentes embûches qui ont heurté leur louable et ambitieuse manœuvre qui verra le jour, jeudi prochain. Le Salon d’automne qui a été organisé la première fois en 1903 à l’initiative de jeunes artistes contemporains qui remettaient en question l’art classique, a permis la découverte d’illustres peintres comme Matisse. Il est donc une tradition que les organisateurs espèrent faire nôtre.

Mme Mehadjia Bouchentouf a insisté sur le besoin qu’ont les artistes algériens d’être critiqués et encouragés. En fait, “ils ont besoin d’être confrontés au regard de l’autre pour avancer, et puis nous avons un art contemporain et nous voulons le montrer”. Et d’ajouter : “L’idée de ce salon a germé et mûri dans nos têtes depuis près de 7 ans. Une fois installé et pérennisé, le salon invitera des artistes étrangers et pourrait même être transformé en salon méditerranéen.” Lamine Dokman se coiffe d’une double casquette puisqu’en plus d’être parmi les artistes qui exposeront, il est le commissaire. Dokman a sillonné l’Algérie pour voir les différentes expositions qui s’organisaient, et c’est ainsi qu’il a choisi les différents plasticiens qui prendront part à ce salon, avec pour seule condition la nouveauté des œuvres. Il a, par ailleurs, rappelé que “ce rendez-vous annuel tend à valoriser l’artiste algérien et à créer un marché de l’art, quasi inexistant dans notre pays”. L’ambition donc de ce salon d’automne, qui ouvrira ses portes jeudi prochain, est de créer un marché de l’art et surtout de donner l’opportunité aux jeunes artistes de s’exprimer dans leur pays. “Pourquoi l’artiste part-il à l’étranger pour être reconnu ?” s’interroge le commissaire du salon.

Mme Bouchentouf et Lamine Dokman ont déploré, par ailleurs, la difficulté de trouver des sponsors, car les entreprises financières qui devraient suivre, encourager et applaudir ce type de manifestations, n’investissent pas dans l’art. En revanche, un salon annuel est une ambition risquée, car il requiert du professionnalisme et ce n’est pas chose courante.

Mention spéciale, par ailleurs, pour le catalogue du Salon d’automne, qui présente avec rigueur les artistes et leurs œuvres.

source : http://www.liberte-algerie.com/edit....E2%80%99art%20!