Le 13e Salon international du livre d’Alger s’ouvre le 27 octobre

120.000 titres seront exposés

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Le Salon exerce une forte attractivité, c’est l’un des plus visités au monde. Quelque 120.000 titres seront exposés.
23 Octobre 2008, Le Midi Libre

Le Salon international du livre d’Alger (SILA) «a acquis une notoriété très importante», a affirmé, hier, à l’occasion d’une conférence de presse, Ahmed Boucenna, Président-directeur général de l’Entreprise nationale de communication, d’édition et de publicité (ANEP) et président du Comité d’organisation du Sila.

Organisé sous le haut patronage du Président de la République, Abdelaziz Bo^^^^^ika, le Salon international du livre d’Alger se tiendra du 27 octobre au 5 novembre prochain à la Safex, Alger, qui se veut, selon le président du comité d’organisation «un carrefour entre l’Occident et l’Orient», abritera un colloque avec la participation de plusieurs prestigieuses personnalités arabes et européennes qui animeront des conférences sur plusieurs problématiques.

Alain Gresh se penchera sur la géopolitique du Proche-Orient et du Maghreb, sept ans après le 11 septembre, le Libanais, Georges Corm, sur la problématique des identités dans les Etats arabes.

La communication de Pascal Boniface, sera, elle, axée sur les enjeux du Proche-Orient. Le Monde arabe, démographie, conflit au rendez-vous sera le thème de la contribution de Youcef Coubage.

«Nous cherchons des gens en relation et qui maîtrisent le thème traité», a souligné Ahmed Boucenna en expliquant le critère ayant présidé au choix des personnes invitées au colloque. «Nous invitons qui nous voulons en fonction du programme», a-t-il confié, avouant que «c’est difficile, mais le défi est relevé».

Constatant que le Salon international du livre d’Alger «est l’un des salons le plus visités au monde», le conférencier souligne que «le comité d’organisation est disposé, déterminé à aller vers la professionnalisation du SILA».

En sont exclus de ce Salon, les importateurs et les sondeurs qui viennent pour vendre uniquement, explique-t-il, soulignant «la forte attractivité qu’exerce le Salon du livre d’Alger».

Il n’y aura plus de vente de livres en gros, lance-t-il, attirant l’attention «des exposants au respect du règlement intérieur du Comité d’organisation». Quelque 120.000 titres seront exposés durant ce salon, et quelle que soit l’attention du Comité de lecture, prévient-il «des erreurs pourraient survenir.

Il y a des risques, avoue-t-il, que «des livres subversifs qui ne sont pas tolérés pourraient passer», précisant que « le livre religieux ne sera jamais concerné par l’interdiction et s’il y aura interdiction, c’est que ces livres ne conviennent pas au grand public et c’est pour l’intérêt général ».

Il y a des risques réels en politique, affirme pour sa part, Smaïl Ameziane, le président du SNEL. Pour lui, le «Salon est une vitrine de ce pays», relevant que le SILA «est à la croisée des chemins ». Il avoue que «la décision de sa réorientation n’est pas encore prise ».

Autre nouveauté pour ce 13ème Salon, l’éditeur n’exposera que ses titres, qui seront limités pour éviter l’anarchie constatée durant les précédentes éditions. Ces titres seront destinés à la vente au grand public. Ils seront 400 exposants pour ce salon, représentant 23 pays.

Placé sous le générique « Raconte-moi un livre », dédié à l’enfant, le salon est destiné à « développer un partenariat d’échanges entre les éditeurs et rapprocher les différentes cultures pour promouvoir l’industrie du livre en Algérie».

source : http://www.presse-dz.com/revue-de-pr...t-exposes.html