Cliquer ici pour agrandirTessala El-Merdja
La commune qui rêve de… développement

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Le chômage est un fléau touchant la majorité de la population qui espère de meilleurs horizons avec le lancement de l’ambitieux programme de logements lancé par l’Etat.

Ammi Salah est natif de la région de la Mitidja où il a toujours travaillé comme ouvrier agricole avant de prendre une misérable retraite loin de couvrir les besoins élémentaires d’une modeste famille. Journalier chez un colon, il s’installe juste après l’indépendance à Catchma, comprendre Quatre chemins, à l’époque un hameau compris entre la localité de Birtouta et la commune de Boufarik. Il se rappelle du jour où le président Houari Boumediene était venu inaugurer le village socialiste agricole dont la commune portera désormais le nom de Tessala El Merdja. L’idée de l’ancien président était de peupler la petite bourgade à vocation agricole pour la faire sortir de son désenclavement. L’histoire de Tessala El Merdja s’est presque arrêtée là. Quarante ans après, le fameux village socialiste n’est plus que l’ombre de lui-même et ses habitants dont le nombre a décuplé s’en fichent comme de leur première chemise. Leur souci réside beaucoup plus dans la cherté de la vie contre laquelle n’arrivent pas à venir à bout leurs maigres revenus. Travailler la terre, mission pour laquelle les “pionniers” étaient arrivés ici est une idée qui fait partie du passé. En dehors de quelques investisseurs dans l’arboriculture, la terre est constamment dévorée par le béton. Ammi Salah quelque peu désolé par la mue de Tessala El Merdja lancera dans un soupir assez évocateur que la commune abrite une population hétéroclite ce qui a fait dire au maire Slimane Belkhiri “qu’il gère les mentalités”. Cependant l’une des tristes réalités de cette commune est sans conteste le chômage qui a atteint des proportions alarmantes. Il est, selon le premier magistrat de la commune de 100%. Ce dernier nous confiera non sans une grande gêne qu’il a vu des pères de famille faire les poubelles tard dans la nuit. D’autres, ajoutera-t-il, viennent voir les élus avec une ordonnance à la main. Il parlera également de cette famille de trente-cinq personnes entassées dans un F4. La langue du P/APC se délie et il racontera en quelques phrases les malheurs de sa commune qui manque de logements, d’eau, de couverture sécuritaire, de gare routière et de ses enfants et vieillards qui meurent chaque année par défaut de passerelles. Au vu de cette situation peu reluisante, les autorités locales fondent leur plus grand espoir sur l’ambitieux programme d’habitat de plus de 5 000 logements dont 2 000 en voie d’achèvement. Ce programme est appelé à générer une importante activité économique et commerciale et permettra à ses habitants de rêver au développement de leur commune. Se contentant du peu pour le moment, les élus souhaitent une aide des instances en matière de moyens d’enlèvement des déchets ménagers, de transport scolaire et d’un collège pour les élèves de la bourgade de Sidi Abbad.


source : http://www.liberte-algerie.com/edit....%A9veloppement