Le gouvernement annonce une série de mesures pour l’incitation à l’emploi
Du nouveau pour le recrutement des jeunes diplômés

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Mercredi 19 Mars 2008

Selon Tayeb Louh, la nouvelle stratégie de l’emploi se traduira, à moyen terme, par la création
de 350 000 à 400 000 postes rémunérés annuellement.


Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh, a présenté, hier, en Conseil de gouvernement, le projet d’une nouvelle stratégie de promotion de l’emploi et de lutte contre le chômage. Il a exposé, dans l’après-midi de la même journée, ce plan aux journalistes, lors du briefing hebdomadaire de son collègue de la Communication et porte-parole de l’Exécutif. Tayeb Louh a affirmé que l’axe nodal de la stratégie s’articule autour du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle, particulièrement les jeunes fraîchement diplômés des universités algériennes.

Il a indiqué que 120 000 Algériens arrivent, chaque année au terme de leur cursus universitaire. C’est autant de demandeurs d’emploi. En direction de cette catégorie, le gouvernement veut instituer un contrat d’insertion qui prendra en charge des formations et des cycles de perfectionnement. Ainsi, pendant une année, l’universitaire se formera dans un milieu professionnel aux frais de l’État. Le contrat de travail aidé assure, quant à lui, “aux employeurs une contribution de l’État au salaire du jeune diplômé, de façon dégressive”, pour une durée allant jusqu’à cinq ans. Selon le ministre, l’objectif est de relever le taux de recrutement, à titre permanent, des jeunes universitaires, de 12% (valeur actuelle) à 33% à horizon 2013. Les moins de 30 ans, sans diplôme, mais possédant une qualification, seront bénéficiaires du contrat d’insertion professionnelle pour la formation, assorti d’une indemnité mensuelle, versée par l’État. Les chômeurs, sans formation ni qualification quelconque, représente 22% du nombre global des sans emplois. Il leur est proposé un contrat de formation insertion, soit auprès des maîtres artisans, soit auprès des collectivités locales. Là aussi, l’État contribuera aux salaires, pendant une année, et offrira, aux employeurs, des avantages fiscaux et parafiscaux. Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale a précisé que les services de son département, ayant contribué à l’élaboration de la stratégie exposée, ont pensé à instaurer une allocation chômage. L’idée n’a to^^^^ois pas mûri en raison de ses implications qui ne seraient pas systématiquement en faveur de la création de postes de travail. “Nous avons jugé plus opportun de concrétiser l’aide de l’État par des bourses à la formation et à l’emploi soutenu”, a-t-il ajouté.

Dans un cadre plus général, la nouvelle stratégie de l’emploi, articulée autour de sept chapitres et douze objectifs, agira sur la lutte contre le chômage par l’encouragement de recrutements massifs au secteur économique ; la qualification de la main-d’œuvre ; l’adaptation de la formation aux besoins du marché du travail ; la formation sur site (sur le lieu du travail ; la création d’entreprises par les demandeurs d’emplois et enfin la mise en application de mesures incitatives en faveur des investissements pourvoyeurs d’emplois).

source : http://www.liberte-algerie.com/edit....20dipl%F4m%E9s